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Une première étape franchie pour une entreprise de minage de cryptomonnaie à Alma

On voit des rangées de serveurs dans une mine de cryptomonnaie.

Une mine de cryptomonnaie

Photo : Radio-Canada / Binh An Vu Van

Le conseil municipal d’Alma a franchi lundi soir une première étape vers l’attribution d’un bloc de 4,99 MW d’hydroélectricité à une entreprise qui désire faire du minage de cryptomonnaie.

Un appel d’offres avait été lancé en juin dernier. Deux soumissions ont été déposées.

La firme retenue est MWC Megawatt Canada, qui a pour adresse des bureaux sur la rue Racine à Chicoutimi. Elle est la propriété d’une société américaine basée à Miami, Computer Power Capital Corp.

Selon le journal Le Haute-Côte-Nord, elle est aussi impliquée dans un centre de gestion de données de cryptomonnaie dans la municipalité des Escoumins.

Donc ce soir, on a simplement franchi la première étape, c’est-à-dire qu’on a attribué à une firme l’ensemble du bloc, mais bon, il y a des étapes subséquentes. Pour l’instant, on a attribué le bloc, mais ensuite il faudra voir à ce que tout se fasse à coût nul. Donc, il y a différentes étapes qui doivent être franchies par le promoteur, a expliqué en entrevue le conseiller municipal Frédéric Tremblay.

Qu'est-ce que le minage de cryptomonnaie?

La cryptomonnaie est une monnaie entièrement numérique dont les transactions sont indépendantes du système bancaire. Elles sont inscrites dans un registre numérique appelé chaîne de blocs. Le minage de cryptomonnaie sert en quelque sorte de système bancaire en suivant constamment les transactions à l’échelle mondiale à l’aide des chaînes de blocs.

L’entreprise devra maintenant présenter son projet de façon plus précise, y compris les plans de raccordement au réseau électrique. Alma possède son propre réseau de distribution d’électricité qu’elle achète à Hydro-Québec.

Le choix du terrain à Alma se fera dans les étapes à venir.

Notre objectif, nous, c’était de faire quelque chose qui pouvait rapporter un revenu à la Ville sans hypothéquer le développement futur au niveau industriel ou au niveau résidentiel. Donc, avec 5 MW, on trouvait que c’était quelque chose qui pouvait être intéressant, et le seul critère qu’on pouvait objectivement fixer était la rentabilité du projet pour la Ville, a-t-il poursuivi.

Frédéric Tremblay en entrevue.

Frédéric Tremblay siège au conseil municipal d'Alma.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Ainsi, le conseiller a expliqué que la Ville aurait préféré analyser les projets en vertu de critères environnementaux.

C’est sûr qu’au départ, on aurait bien aimé pouvoir, comme on le pensait, inclure des critères entre autres de développement durable, ce qui n’était pas permis en bout de ligne. Finalement, on prendra l’argent et on saura le réutiliser intelligemment, a-t-il mentionné.

Parmi les critères d’analyse, les entreprises établies localement obtenaient plus de points.

On ne s'attend pas à la création de beaucoup d'emplois.

On s’entend que ce n’est pas des activités économiques qui sont très valorisantes au niveau de la création d’emplois, a-t-il conclu.

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