•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un groupe d’Inuit du Nunavik entame une formation à l’école de pêche de Grande-Rivière

L'école des pêches et de l'aquaculture de Grande-Rivière.

L'École des pêches et de l'aquaculture a démarré la formation de sept personnes originaires du Nunavik. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Des Inuit originaires des communautés de Kangiqsujuaq, Quaqtaq, Inukjuak et Kuujjuaq, dans le Nunavik, ont commencé à suivre une formation à l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (ÉPAQ) de Grande-Rivière.

Les sept participants, dont une femme, pourront parfaire leurs compétences dans le domaine de la navigation et de la pêche.

La Société Makivik, qui veille au développement socio-économique de la région du Nunavik et de ses habitants, est à l’origine de cette entente pédagogique. Marylène Nicolas, conseillère pédagogique à l’ÉPAQ, raconte que c’est le directeur des pêches de la Société, Tony Wright, qui a lancé l’idée d’une collaboration. Une occasion qu’elle a aussitôt acceptée.

« Les programmes que nous avions faits avec les communautés innues auparavant ont porté leurs fruits avec le temps. Aujourd’hui, plusieurs membres des communautés autochtones sont devenus des capitaines de pêche. »

— Une citation de  Marylène Nicolas, conseillère pédagogique à l’ÉPAQ

Dans le cadre des Inuit, c’est une grande première pour l’ÉPAQ et pour moi, confie celle qui travaille depuis douze ans avec des communautés autochtones du Québec maritime comme les Innus, les Mi'kmaw et les Wolastoqiyik (Malécites de Viger).

L'enseignement théorique, mais aussi des exercices pratiques

La formation va aborder des aspects théoriques, mais également pratiques pour faire en sorte que ceux qui le désirent puissent devenir un jour capitaines.

Par exemple, on va travailler autant au niveau de la construction d’un filet de pêche que de sa réparation, mais il y aura aussi des cours d’initiation au métier de pêcheur, sur l’organisation sur le pont, sur la préparation d’un voyage de pêche, énumère la conseillère pédagogique.

Deux participants s'entraînent à un exercice de sauvetage dans une piscine, ils rament à bord d'un engin gonflable.

Lors de la première session d'automne, les participants à la formation ont affiné leurs compétences concernant les mesures de sécurité à adopter sur un navire.

Photo : Gracieuseté de l'ÉPAQ

Les participants approfondiront aussi leurs connaissances sur la conservation et la manutention des espèces à bord des bateaux, mais aussi sur l’utilisation des cartes marines, ou encore sur les mesures de sécurité à appliquer sur un navire.

Parmi les participants, précise Marylène Nicolas, la plupart ont déjà travaillé sur des bateaux, cependant ils ont appris sur le tas, sans aucune certification. C'est pourquoi les formateurs de l'École de pêche s'engagent à faire passer aux participants les certifications nécessaires, notamment celles de Transport Canada.

Les participants observent l'exercice sur le bord de la piscine.

La formation va aborder des aspects théoriques, mais également pratiques, pour faire en sorte que ceux qui le souhaitent puissent devenir capitaines.

Photo : Gracieuseté de l'ÉPAQ

Entamée cet automne à Grande-Rivière, la formation s’échelonnera sur trois ans. Chaque automne, les communautés Inuit suivront un bloc de formation à l'EPAQ. L'hiver, l’équipe enseignante prévoit se déplacer au Nunavik pour poursuivre la formation.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...