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Daniel Bélanger retourne aux sources avec son 10e album, Mercure en mai 

Le chanteur est photographié derrière une vitre.

Daniel Bélanger dévoilera vendredi 10 nouveaux titres qu'il a voulus lumineux.

Photo : Facebook/DanielBelangerOfficiel - Francis Champoux

Radio-Canada

Deux ans après l’album instrumental Travelling, Daniel Bélanger lancera vendredi Mercure en mai, un 10e opus qui rappelle certains moments phares de sa carrière comme les lancements de Rêver mieux (2001) ou de L’échec du matériel (2007). Ces 10 nouveaux titres, dont la création a débuté au plus fort de la pandémie, se veulent lumineux, pour ajouter un peu de magie à un quotidien qui en manque parfois, selon l'artiste.

Daniel Bélanger a commencé à imaginer son nouvel album à l’hiver 2021, engourdi comme tant d’autres par une énième vague de COVID-19 qui s’étirait. Dès que les restrictions sanitaires l’ont permis, il a repris certaines de ses habitudes, notamment ses rendez-vous matinaux au café du coin, à jaser sans dessein avec la faune locale. 

Je prends mon élan dans les cafés. Je fais des mots croisés, je prends des cafés, je parle à mon club social du matin, explique-t-il. 

Après une longue période sans créer, l’artiste avait reparti la machine en 2020 en signant la trame sonore du film Confessions, de Luc Picard.

J’ai commencé Mercure en mai avec l’intention de ne surtout pas parler de la pandémie, même si je savais bien que l’album allait sentir un peu la pandémie, forcément, affirme-t-il.

L’une des premières chansons qu’il a composées a été Joie, qui malgré son titre compte parmi les plus mélancoliques de l’album, avec ses riches chœurs rappelant vaguement Because, des Beatles. Je crois que c’est à l’image directe de mon travail, c’est-à-dire de transformer le quotidien, qui n’est pas si lumineux, en quelque chose de vivable, explique le chanteur. 

Les paroles de la chanson sont d’ailleurs évocatrices à cet égard, lorsque Daniel Bélanger chante : Je simule un peu d’amplitude / La vie est belle mais parfois rude

De plus en plus homme-orchestre 

Sur Mercure en mai, Daniel Bélanger joue d’à peu près tout, sauf de la batterie, assurée par Robbie Kuster, et confie parfois la basse à Guillaume Doiron. 

Le musicien aime de plus en plus cette approche en solo qu’il utilise depuis Paloma, sorti en 2016, surtout que la technologie la rend tellement plus viable que lors de l’enregistrement de ses premiers albums. 

Je suis meilleur musicien qu’il y a 30 ans et les moyens techniques sont meilleurs. Je n’écris pas et je ne lis pas la musique, mais mon langage, maintenant, ce sont les applications de musique sur ordinateur, résume-t-il. 

La polyvalence de Daniel Bélanger est d’ailleurs impressionnante tout au long de l’album. Il y a la traditionnelle guitare bien sûr, mais aussi une tonne de synthétiseurs, de batteries électroniques et de percussions de tous genres. Le musicien prend des risques, comme avec le rythme aux sonorités indiennes qui sert de socle à Pendu aux étoiles

Comme depuis ses débuts, son flair pour les mélodies mémorables est intact sur ce 10e opus. Dès la première écoute, on a l’impression de découvrir de nouveaux classiques de Daniel Bélanger, comme J’entends tout ce qui joue (dans ma tête) et Dormir dans l’auto, déjà parus en amont de la sortie de l’album. 

Tuer avec des fleurs 

Sur le plan thématique, au-delà de la pandémie et des questions existentielles, le chanteur effleure aussi la guerre en Ukraine, avec deux chansons qu’il a composées dans les premières heures de l’invasion du pays par la Russie.

Sur Soleil levant, j’ai mis des bruits de bouche qui imitent des bombes et des mitraillettes. Puis dans Avec des fleurs, je dis : "tu ne tueras plus jamais qu’avec des fleurs", explique-t-il. C’est une bonne façon de tuer les gens, les tuer d’amour, avec des fleurs. C’est un truc qui m’est arrivé comme ça : prendre la violence et la transformer en fleurs.

Pour ce qui est du titre de l’album, Mercure en mai, l’artiste avoue qu’il l’a choisi surtout pour l’image. Je voulais faire un album lumineux, et Mercure est la planète la plus proche du soleil, explique-t-il. J’ai demandé à mon ami astrologue ce que ça voulait dire, Mercure en mai, et il m’a dit “absolument rien”. C’est une image qui laisse place à l’interprétation.

Mercure en mai est lancé par Secret City Records, une étiquette indépendante de Montréal qui travaille avec Daniel Bélanger pour la première fois. L’artiste sera en tournée au printemps prochain pour faire la promotion de son 10e album.

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