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Ottawa se dote d’un nouveau service spécialisé dans les relations avec les Autochtones

Ottawa est bâtie sur un territoire non cédé de la nation algonquine anishinabeg et a répondu aux appels à l'action de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada (CVR).

Montage photo de l'hôtel de ville d'Ottawa et de Lindsey Kirby McGregor.

Lindsey Kirby-McGregor, nouvelle gestionnaire responsable des relations avec les Autochtones à la Ville d'Ottawa

Photo : Radio-Canada / Photos : Francis Ferland, Maria-Louise Nanipou

La Ville d’Ottawa a créé un nouveau service qui travaillera en collaboration avec les premiers peuples pour améliorer les conditions de vie des Autochtones. La Municipalité, qui a reconnu le profond traumatisme qu’ont causé les pensionnats du Canada aux communautés autochtones, a récemment procédé à l’embauche de deux employés autochtones.

Si le développement de ce nouveau service se poursuit, la Municipalité a d'ores et déjà embauché Lindsey Kirby-McGregor comme nouvelle gestionnaire responsable des relations avec les Autochtones, en mars dernier. Elle sera accompagnée par une nouvelle spécialiste responsable des liens avec les Autochtones, dont le travail débutera très bientôt.

De plus, afin d’encadrer les relations avec la nation algonquine anishinabeg, la Ville d’Ottawa a annoncé en mars dernier l’implantation d’un protocole culturel réalisé avec des leaders Anishinabeg, des aînés et des gardiens du savoir issus des 11 Premières Nations reconnues par le gouvernement fédéral, situées principalement au Québec et en Ontario.

Contribuer à l’autodétermination des Autochtones

Ces deux nouveaux postes ont été créés afin d'assurer la qualité des relations avec la Première Nation anishinabeg ainsi qu’avec les Premières Nations, les Inuit et les Métis qui vivent ou transitent par Ottawa.

Nous allons continuer d’intégrer les perspectives autochtones et soutenir leur autodétermination. Comment un gouvernement municipal peut-il soutenir ces droits? demande Lindsey Kirby-McGregor.

C’est un exemple de question clé que se pose depuis longtemps le gouvernement municipal d'Ottawa et qui s’ajuste en fonction des réponses, rappelle-t-elle.

Mme McGregor est une femme anishnabeg originaire de la communauté de Whitefish River First Nation, établie sur l’île Manitoulin.

« Je travaille avec les Autochtones en provenance de différents territoires du Canada. Mon mandat consiste à créer un environnement d'inclusion et un lieu pour entendre plus de voix autochtones. »

— Une citation de  Lindsey Kirby-McGregor, gestionnaire responsable des relations avec les Autochtones à la Ville d’Ottawa

Une gestionnaire des relations avec les Autochtones issue du milieu

Mme McGregor, qui a grandi à Gatineau pour emménager par la suite à Ottawa, incarne l’inclusion et connaît les défis des réalités des premiers peuples. Je fais partie de la communauté autochtone d’ici, dit-elle.

J’ai eu la chance de travailler avec les communautés et, auparavant, j'ai enseigné aux femmes autochtones dans un collège d'Ottawa, explique Mme McGregor, qui travaillait en collaboration avec un organisme pour femmes autochtones.

Elle est mère d’un garçon de neuf ans qui est à la fois inuit et anishinabeg. Elle vit au cœur d’Ottawa par amour pour cette ville qui, à son avis, est à la fois rassembleuse et à l'écoute des besoins des Autochtones.

Elle a aussi eu recours aux services à la petite enfance réservés aux Inuit qui habitent la région d’Ottawa, nommée alors le Inuit Children’s Center.

Une jeune garçon porteun masque sur lequel est inscrite la mention « Every child matters ».

Lindsey Kirby-McGregor est mère d’un garçon de neuf ans qui est à la fois inuit et anishinabeg, Xavier McGregor-Arngak.

Photo : Avec la gracieuseté de Lindsey Kirby McGregor

C’est dans ce contexte et afin d'assurer tant le suivi du plan de réconciliation que la pérennité du protocole culturel que la Ville d'Ottawa a embauché deux personnes issues des Premières Nations. La réconciliation s’inscrit dans un parcours à long terme, confirme Lindsey Kirby-McGregor.

Un plan de réconciliation fondé sur une relation de confiance

Lindsey Kirby-McGregor rappelle qu’en 2018, le conseil municipal d’Ottawa a adopté le Plan d’action de réconciliation. Ce plan comporte des mesures qui visent essentiellement à répondre aux appels à l'action de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada (CVR) dans une démarche commune de réconciliation.

De plus, en 2018, le Comité d’étude sur les questions autochtones de la Ville d'Ottawa, créé en 2007 par un partenariat majeur entre la municipalité, l’Ottawa Aboriginal Coalition et les communautés autochtones a rendu accessibles des faits saillants de mesures concrètes mises en œuvre en 2016 et en 2017. Au total, 14 mesures visant à répondre aux appels à l'action de la CVR ont été réalisées avant l'élaboration du plan de réconciliation. Près de 250 jeunes Autochtones ont participé à des activités, souligne Lindsey Kirby-McGregor.

Lors de la Journée de sensibilisation aux cultures autochtones en 2016, de jeunes Autochtones ont présenté le fruit de leur réflexion commune auprès de Murray Sinclair, commissaire de la Commission de vérité et de réconciliation (CVR), ainsi que de Carolyn Bennett, alors ministre des Affaires autochtones et du Nord au sein du gouvernement de Justin Trudeau.

Les appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation du Canada

Les faits saillants mettent également en lumière la promotion ainsi que le soutien du gouvernement municipal d’Ottawa en ce qui concerne la santé des Autochtones.

Les aînés autochtones ont appuyé le plan de réconcili-ACTION de Santé publique Ottawa (SPO), un service affilié à la municipalité d’Ottawa qui répond à neuf appels à l'action de la CVR sur ses 94 recommandations.

Par exemple, en 2017, par l’entremise du Centre Wabano, un des partenaires du plan de réconciliation, 51 jeunes ont bénéficié de services en matière de logement et 523 patients ont été examinés par des intervenants dans le domaine de la santé.

La Ville d’Ottawa a promptement répondu à cet appel de la CVR et, grâce au comité d’étude sur les questions autochtones déjà en place et composé de 10 partenaires autochtones et de neuf partenaires allochtones, la Municipalité a activement contribué à l'inclusion des Autochtones de la région d'Ottawa ainsi que des Premières Nations, des Inuit et des Métis du Canada.

Makhena Rankin-Guérin tient un cerceau devant elle dans un environnement rempli de fumée.

La Ville d’Ottawa a annoncé l’implantation d’un protocole culturel en mars dernier.

Photo : Facebook / Makhena R Guérin

Plan de réconciliation et protocole culturel

Lindsey Kirby-Mcgregor et la nouvelle spécialiste responsable des liens avec les Autochtones poursuivront les collaborations avec les partenaires pour respecter les priorités du plan de réconciliation avec les communautés autochtones urbaines d’Ottawa tout en persistant à faire évoluer le protocole culturel étroitement lié à la Nation hôte algonquine anishinabeg, qui soumettra à la Ville des orientations ainsi que des conseils.

« Nous entretiendrons à cet égard un dialogue ouvert avec les représentants de cette Première Nation et assurerons l’actualisation du protocole. »

— Une citation de  Lindsey Kirby-McGregor, gestionnaire responsable des relations avec les Autochtones à la Ville d’Ottawa

Quant aux actions suggérées dans le plan de réconciliation de 2018, elles sont sur le point d’être complétées et une partie de mon mandat consiste à déterminer la direction à suivre avec les communautés anishinabeg puis avec les partenaires du Comité d’étude sur les questions autochtones, ajoute la nouvelle gestionnaire aux relations avec les Autochtones.

Deux ressources autochtones respectueuses de l'engagement des premiers peuples

Nous voulons créer un leadership voué à informer la Ville et à assurer la qualité des services offerts aux premiers peuples, poursuit la gestionnaire responsable des relations avec les Autochtones.

« La Ville d’Ottawa bâtit depuis longtemps des ponts avec les communautés, mais nous sommes toujours en apprentissage. »

— Une citation de  Lindsey Kirby-McGregor, gestionnaire responsable des relations avec les Autochtones à la Ville d’Ottawa

Lindsey Kirby-McGregor voit l’arrivée d’une spécialiste responsable des liens avec les Autochtones à la fois comme un soutien à cette mission et comme une intention de renouveler le plan de réconciliation qui concerne tous les Autochtones de la région tout en préservant le protocole d'entente élaboré avec la Première Nation algonquine anishinabeg.

Une première spécialiste chargée des relations avec les Autochtones

La nouvelle spécialiste recèle les qualités requises afin de créer de belles relations et de comprendre les perspectives des communautés locales qui nous aideront à cibler les prochaines étapes, précise Lindsey Kirby-McGregor.

Elle explique que sa collaboration avec sa collègue spécialiste permettra aussi de travailler avec les nombreux services de la Ville qui ont d’autant plus développé des relations avec les Autochtones.

Une jeune femme est assise devant un paysage d'arbres.

Lindsey Kirby-McGregor, gestionnaire responsable des relations avec les Autochtones à la Ville d’Ottawa

Photo : Avec la gracieuseté de Lindsey Kirby McGregor

La création de cette nouvelle fonction administrative s’inscrit dans la réalité des questions des premiers peuples que la Ville d’Ottawa a toujours considérés, conclut Lindsey Kirby-McGregor.

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