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Étudiants étrangers : la levée du plafond des heures de travail bien accueillie

Des étudiants à l'Université de la Saskatchewan.

Plusieurs étudiants étrangers en Saskatchewan souhaitent que les restrictions sur leurs heures de travail soient levées de manière permanente.

Photo : Radio-Canada / Don Somers

Radio-Canada

À partir du 15 novembre, le gouvernement fédéral lèvera temporairement les limites sur les heures de travail hors campus pour les étudiants étrangers. Cette décision est bien accueillie par ces derniers en Saskatchewan. Certains souhaitent que cette mesure soit permanente.

Selon le ministre fédéral de l’Immigration, Sean Fraser, plus de 500 000 étudiants étrangers pourront travailler plus de 20 heures par semaine jusqu’au 31 décembre 2023 grâce à ce projet pilote.

Étudiant à l’école Polytechnique de la Saskatchewan, Ajith Aeilias compte augmenter ses heures de travail à la pizzeria où il travaille actuellement.

Il y a eu plusieurs hausses de prix comme ceux du loyer et des aliments. Les étudiants étrangers doivent subir ces hausses, et cette approche va aider. Le gouvernement aurait dû prendre cette décision beaucoup plus tôt.

Une citation de Ajith Aeilias, étudiant à l'école Polytechnique de la Saskatchewan

Étudiant à l’Université de la Saskatchewan, Krunal Chavda affirme qu’il travaillera entre 25 et 30 heures par semaine pour couvrir les frais de ses cours, qui ont augmenté trois fois plus qu’en 2020.

Quand je travaillais 20 heures par semaine, j’arrivais à peine à pouvoir payer mon loyer et d'autres dépenses. S’il y avait d’autres dépenses imprévues, je n’arrivais pas à les couvrir à cause de mon budget.

Une citation de Krunal Chavda, étudiant à l’Université de la Saskatchewan

Un plan ambitieux

À travers ce projet pilote, Ottawa espère faire face à la pénurie de main-d'œuvre et aider les entreprises à se remettre des conséquences sur le plan financier de la pandémie.

L’avocat en immigration de Saskatoon Omer Khayyam doute toutefois que ce soit une décision judicieuse.

Peut-on travailler de 30 à 40 heures par semaine, faire des études à temps plein et devenir diplômé? Je crains que beaucoup d'étudiants ne ratent leurs examens ou que la qualité de leurs études ne se détériore à cause de cela.

Une citation de Omer Khayyam, avocat en immigration

Omer Khayyam estime que le gouvernement fédéral a mis en place un plan trop ambitieux pour répondre à la pénurie de main-d'œuvre.

Selon l'analyste principale en matière de politiques de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), Brianna Solberg, cette solution créative pourrait avoir un impact positif.

Avec la moitié des petites entreprises de la Saskatchewan qui font face à la pénurie de main-d'œuvre, chaque mesure qui aiderait à diminuer ce problème est la bienvenue, dit-elle.

Brianna Solberg estime que, dès que ce projet sera mis en place, les centres urbains comme Saskatoon et Regina pourraient connaître une hausse de la disponibilité de travailleurs dans plusieurs secteurs.

Avec les informations de Pratyush Dayal

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