•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Karaté : un Rouynorandien chef des arbitres au niveau international

Samir Baccouche, posant dans un amphithéâtre, debout devant l'affiche de la compétition.

Samir Baccouche sur les lieux de la compétition internationale où il agissait comme arbitre en chef, en Turquie.

Photo : Gracieuseté

Sitôt Samir Baccouche arrivé de Turquie, sitôt reparti… en Turquie! Le Rouynorandien, établi dans la région depuis 1999, a arbitré sept matchs de finale lors du Karaté 1-Série A, un tournoi international présenté à Kocaeli, le mois dernier.

Chef des arbitres lors d’une finale kata qui opposait des athlètes originaires de l’Égypte, il s’envolera à nouveau pour la Turquie le 17 octobre. Le karatéka jugera et arbitrera des matchs lors des Championnats du monde juniors, à Konya.

« C’est la première fois de ma vie que j’arbitre des matchs de haut niveau comme chef des arbitres. Ceci me touche énormément. Je représente la région, le Canada, et c’est toujours un honneur d’agir comme chef d’arbitres. »

— Une citation de  Samir Baccouche

Cette dernière fonction l’a mené à chapeauter ses confrères. Il a dirigé la présentation des athlètes ainsi que le salut des arbitres, notamment.

Je suis allé au centre, entre les athlètes, pour donner le résultat [après le match], indique-t-il. Si je lève mon bras gauche vers le côté gauche, cela signifie que l’athlète à ma gauche a gagné.

Samir Baccouche, souriant à la caméra.

Samir Baccouche lors d'une rencontre à son domicile.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier

Juge mondial

Originaire de la Tunisie, Samir Baccouche est le seul juge mondial de karaté de la région. Ceinture noire quatrième dan, il se soumettra bientôt à l’un des trois examens qu’il doit réussir pour obtenir le titre d’arbitre mondial.

Les candidats au titre d’arbitre mondial prennent part à ces examens lors des Championnats du monde. Ils ne peuvent en passer qu’un par année.

Pour avoir les meilleurs athlètes au monde, il faut avoir les meilleurs arbitres. Ce sont eux qui les jugent, qui les forment et qui les préparent lors des sélections de l’équipe nationale. Une meilleure qualité d’arbitrage entraîne une meilleure qualité d’athlètes, insiste-t-il.

L'école Action karaté

Samir Baccouche, 47 ans, dirige dans ses temps libres son école de karaté, Action karaté Abitibi-Témiscamingue, à l’école Sacré-Cœur de Rouyn-Noranda.

Il espère, avec son parcours, contribuer à former et à inspirer la relève. Ceinture noire depuis 1998, il aimerait obtenir son cinquième dan l’an prochain, en Hongrie, lors des Championnats du monde seniors.

« Je veux continuer autant que possible. Tant que j’aime cela, tant que je suis capable de bouger, tant que je suis capable de fighter. Parfois, je fais des compétitions régionales pour montrer aux enfants ce dont leur sensei est capable et pour leur montrer ce que nous attendons d’eux », raconte-t-il.

L’édition 2022 du Karaté 1-Série A était chapeautée par la Fédération mondiale de karaté. L’événement réunissait environ 1200 athlètes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...