•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fiona : l’UPM prépare une opération de nettoyage des casiers à homard dans la zone 25

La saison de pêche dans la zone entre le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard ne sera pas prolongée.

Un bateau de pêche à moitié embarqué sur le quai après un ouragan.

Un bateau de pêche au homard est amarré au quai à Stanley Bridge, à l'Île-du-Prince-Édouard, le 25 septembre.

Photo : La Presse canadienne / Brian McInnis

L’Union des pêcheurs de Maritimes (UPM) prépare une vaste opération de nettoyage de la zone de pêche 25 pour récupérer les casiers à homard enlisés, perdus et endommagés par l'ouragan Fiona.

Les détails de cette opération sont toujours à l’étude, a précisé Luc LeBlanc, conseiller aux pêches à l’UPM. Le ministère fédéral des Pêches et des Océans doit collaborer avec l’organisation.

L’UPM prévoit sillonner le territoire touché pendant quelques jours. La méthode sera confirmée vendredi ou en début de semaine prochaine.

« On ne peut pas laisser ces casiers à l’eau. C’est mauvais pour la ressource. »

— Une citation de  Luc LeBlanc, conseiller aux pêches à l'Union des pêcheurs des Maritimes

La tâche s’annonce cependant ardue, ajoute-t-il, en raison de la grandeur du détroit de Northumberland où pêchent les homardiers du sud-est du Nouveau-Brunswick et ceux de l’Île-du-Prince-Édouard.

Luc LeBlanc au quai de l'Aboiteau

Luc LeBlanc, conseiller aux pêches à l’UPM.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Également, les casiers perdus n’ont pas de GPS à leurs bouées pour les localiser. Dans ce genre de tempête, ils peuvent s’enliser dans plusieurs centimètres de sédiments marins ou encore dévier de plusieurs dizaines de kilomètres, fait remarquer Luc LeBlanc.

Sans oublier que ces casiers sont pour la plupart désormais inutilisables parce qu’ils ont été trop endommagés par Fiona.

On essaie encore de trouver les casiers dérivés. Le nombre de casiers perdus baisse, mais le nombre des casiers inutilisables augmente, a mentionné le conseiller aux pêches de l’UPM.

Les premières estimations parlent de 50 % de l’équipement de pêche perdu ou endommagé dans la tempête. Il faudra encore de une à deux semaines avant d’avoir une évaluation plus réaliste, précise-t-il.

Pas de prolongement de la saison

Cette décision survient quelques jours après le refus du ministère des Pêches et des Océans de prolonger la pêche au homard dans la zone 25.

Cette solution avait été envisagée afin de combler les impacts des jours de pêche perdus en raison de la tempête post-tropicale Fiona.

La saison dans cette zone du sud-est se terminera donc comme prévu, le mercredi 12 octobre.

Des cordages sur un bateau de pêcheur.

Il y a de fortes chances que la tempête post-tropicale Fiona ait déplacé de quelques kilomètres plusieurs casiers de homard dans le secteur de Cap-Pelé.

Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue

L’Union des pêcheurs des Maritimes avait apporté cette solution pour combler les journées perdues en début de saison et celles perdues dans la tempête. On parlait de quatre à cinq jours au total.

Dans un court communiqué, le ministère fédéral des Pêches et des Océans a indiqué que la ministre Joyce Murray avait rencontré à ce sujet les associations de pêcheurs du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard, ainsi que les ministres des quatre provinces de l’Atlantique la semaine dernière.

La décision de ne pas prolonger la saison est logique, selon Luc LeBlanc, conseiller des pêches au sein de l’Union des pêcheurs des Maritimes.

La prolongation a été refusée avec raison. Les équipements de pêche perdus dans la tempête Fiona ne sont pas remplaçables, a-t-il indiqué à l’émission La matinale, jeudi.

Des homardiers ont été plus chanceux que d’autres dans la perte de leurs équipements. Certains n’ont perdu que quelques casiers, mais d’autres doivent composer avec les pertes de plus de 150 casiers, spécialement du côté de l’Île-du-Prince-Édouard.

L’équipement de pêche perdu n’est pas remplaçable. Il y a aussi un problème d’approvisionnement. Les fournisseurs ne peuvent pas fournir autant de casiers à court terme, a continué Luc LeBlanc.

Les pertes financières liées à la tempête Fiona seront considérables, a-t-il précisé.

Avec des informations de La matinale

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !