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Les étudiants étrangers pourront travailler davantage à partir du 15 novembre

Le ministre de l'Immigration, Sean Fraser.

Le ministre fédéral de l'Immigration, Sean Fraser, en a fait l'annonce vendredi.

Photo : La Presse canadienne / Patrick Doyle

La Presse canadienne

Des entreprises employant des étudiants étrangers pourront bientôt leur proposer davantage de quarts de travail. Le ministre de l'Immigration, Sean Fraser, a annoncé vendredi que la limite de 20 heures hebdomadaires imposée à ces personnes sera levée temporairement.

Actuellement, les étudiants étrangers peuvent travailler à l'extérieur de leur campus un maximum de 20 heures pendant leurs sessions d'études. La levée de ce plafond d'heures de travail sera en vigueur à partir du 15 novembre jusqu'à la fin de 2023. Cela signifie que 500 000 étudiants qui sont déjà ici pourront choisir de travailler davantage s'ils le souhaitent, a mentionné M. Fraser.

Ce changement va contribuer à soutenir la croissance postpandémique du Canada, a déclaré M. Fraser. Cela va également donner à de nombreux étudiants de niveau postsecondaire une plus grande possibilité de subvenir à leurs besoins.

L'Alliance canadienne des associations étudiantes a salué cette annonce, affirmant qu'il s'agissait d'un pas vers l'amélioration de l'expérience éducative des étudiants internationaux.

Permettre aux étudiants internationaux de travailler plus d'heures hors campus aidera les étudiants à payer leurs études et à augmenter les expériences éducatives, a déclaré Christian Fotang, président de l'alliance qui regroupe 23 associations étudiantes à l'extérieur du Québec. Ce n'est pas seulement une victoire pour les étudiants internationaux, mais aussi pour le Canada.

Réponse à la pénurie de main-d'œuvre

Cette nouvelle mesure a notamment pour but de contrer la pénurie de main-d'œuvre qui sévit et d'aider les entreprises à se relever de la pandémie. Nous faisons face à de graves pénuries de main-d'œuvre partout au pays. Nos employeurs ont de la difficulté à trouver et à conserver les travailleurs nécessaires dans cette période de reprise économique et de croissance, et l'immigration a un rôle à jouer pour combler ces besoins, a déclaré le ministre.

M. Fraser a fait valoir que cela pourrait donner un de coup de main aux entrepreneurs, particulièrement à l'approche de la période des Fêtes.

Le libéral a aussi souligné que le lieu de travail est un endroit propice à l'intégration pour les étudiants étrangers. Il a nuancé que le but n'est pas que les étudiants priorisent le travail au détriment de leurs études, mais que cela peut constituer une belle occasion d'acquérir de l'expérience de travail.

Bémols

Mikal Skuterud, professeur d'économie à l'Université de Waterloo, comprend que les étudiants soient favorables à ce changement, mais il apporte des bémols. Il rappelle que les étudiants internationaux occupent souvent des emplois peu qualifiés et que la nouvelle politique encouragera davantage d'emplois dans les secteurs les moins bien rémunérés de l'économie.

Si Ottawa veut réellement aider les étudiants internationaux à faire face à leurs dépenses, il devrait alors se pencher sur les frais de scolarité exorbitants qu'ils doivent payer, estime le professeur Skuterud.

Un mortier et des pièces de monnaie sur des documents.

À partir du 15 novembre, les étudiants étrangers pourront travailler un plus grand nombre d'heures par semaine.

Photo : iStock

Un projet pilote pour diminuer les délais

Durant son point de presse, M. Fraser a fait mention du projet pilote d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) qui vise à automatiser le traitement des demandes de prolongation de permis d'études. Ces demandes affichent déjà un taux d'approbation élevé, de 96 % cette année et de 97 % l'an dernier, mais le ministre Fraser a dit que le Canada peut faire mieux.

Il a précisé qu'aucune demande de prolongation n'est refusée automatiquement et que les dossiers plus complexes sont analysés par des agents.

Pour l'instant, le projet pilote est restreint à un petit groupe de personnes, mais, s'il est concluant, il pourrait être élargi afin de réduire les délais de traitement des demandes.

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