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Une nouvelle garderie en communauté à Saint-Michel-du-Squatec

Une éducatrice lit un livre aux enfants.

Le projet pilote de services de garde en communauté a été lancé pour mettre un frein à la fermeture de nombreux services de garde en milieu familial.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Municipalité de Saint-Michel-du-Squatec, dans le Témiscouata, offre maintenant un local à des responsables de service de garde qui ne peuvent pas offrir de service à domicile. Cette toute nouvelle formule est dorénavant permise au Québec.

J’ai toujours aimé mon travail, par contre, ça donnait des inconvénients de l'avoir à la maison, au niveau familial. Avec mes autres enfants, mon conjoint, on n’avait comme pas de vie privée, raconte Caroline Madore, l'une des responsables du service de garde en communauté de Saint-Michel-du-Squatec.

En étant en milieu communautaire, j’ai la possibilité aussi de sortir de chez moi, car quand on travaille dans ce domaine-là, on est chez soi tout le temps, explique-t-elle.

Caroline Madore.

Caroline Madore, l'une des responsables du service de garde en communauté de Saint-Michel-du-Squatec

Photo : Radio-Canada

C’est l’arrivée d’un projet pilote de services de garde en communauté, annoncé au printemps dernier par le ministère de la Famille, qui permet maintenant cette flexibilité et cette collaboration entre différents partenaires.

La Municipalité de Saint-Michel-du-Squatec au Témiscouata a d’ailleurs été la première au Québec à ouvrir son service de garde éducatif en communauté, en juin dernier.

Dans une salle prêtée par la Municipalité, les deux responsables peuvent ainsi accueillir jusqu'à 12 enfants entre zéro et cinq ans.

Ça a été assez facile, car les armoires étaient là et on avait une salle de bain. Il restait seulement à aménager et à faire une cour extérieure. On a installé une fan de poêle [...] il y a eu un coût par rapport à ça, mais pour répondre aux besoins des citoyens, ça valait la peine, estime Bruno Malenfant, maire de Saint-Michel-du-Squatec.

La Municipalité a donné une subvention de 2500 dollars à chaque responsable pour les aider à démarrer leurs activités. Elle paie aussi le chauffage et l'électricité du local.

Un enfant dessine.

Entre avril 2022 et avril 2023, 84 places pour poupons et bambins devraient être créées dans la région dans le cadre de ces projets pilotes.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Ce projet pilote pourrait apporter une partie de la solution au manque de places en garderie, selon le directeur du bureau coordonnateur du CPE Les Calinours, Denis Blais.

Rapidement, si on a un local de disponible, en deux trois mois on peut ouvrir un 12 places, ce qui ne sera jamais possible dans une installation de CPE à proprement dit. Ça, c’est un grand avantage. Et oui, il y a un grand engouement provincial. On a beaucoup de municipalités qui s’inscrivent dans le projet, indique M. Blais.

Au Bas-Saint-Laurent, neuf projets ont été autorisés par le gouvernement. Pour le moment, seule une partie de ces projets pilotes sont en activité.

D’ici quelques mois, les municipalités de Dégelis et de Saint-Juste-du-Lac devraient également lancer leur service de garde en communauté.

Avec les informations de Fabienne Tercaefs

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