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Une hausse salariale recommandée pour les députés du Nouveau-Brunswick

Les sièges des députés dans la salle de l'Assemblée législative.

Un comité indépendant propose d’augmenter les salaires des députés du Nouveau-Brunswick, qui sont gelés depuis 14 ans. Ci-dessus : l'édifice de l'Assemblée législative (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Un comité indépendant au Nouveau-Brunswick recommande d’augmenter le salaire des députés provinciaux, y compris ceux des ministres et du premier ministre. Sa recommandation est rendue publique durant la même semaine où la société Énergie NB annonce sa demande d’augmenter ses tarifs de 8,9 %.

Les salaires des députés ont été gelés à 85 000 $ par an en 2008. Le comité formé de la juge à la retraite Margaret Larlee et de l’avocat G. Robert Basque recommande de les augmenter à 93 150 $ par an.

Il s’agit d’une hausse qui aurait été en vigueur si le gouvernement avait suivi les conseils d’une étude indépendante précédente qui proposait de lier les salaires à la hausse du produit intérieur brut, c’est-à-dire à la croissance économique.

Le premier ministre Blaine Higgs affirme qu’il n’a pas encore lu le nouveau rapport, mais il souligne que personne d’autre n’a subi un gel de salaire pendant 14 ans.

Est-ce que cela devrait continuer ainsi? Non, je ne crois pas que cela devrait continuer ainsi. Je crois que cela devrait être comparable à ce que tout le monde gagne, affirme M. Higgs.

Le comité recommande que les prochaines augmentations de salaire des députés soient liées à celles des fonctionnaires. Il propose aussi que le salaire du premier ministre soit deux fois plus élevé que celui des députés et que ceux d’autres personnes, dont les ministres, soient plafonnés selon une formule particulière.

Le comité reconnaît que l’adoption de ses recommandations pourrait être controversée. Il souligne dans son rapport que toute hausse de salaire des députés peut être critiquée et qu’il n’y a jamais de moment particulièrement judicieux pour faire cela.

Rien n’oblige le gouvernement à mettre en oeuvre les recommandations du comité.

Des avis divergents du côté des partis d’opposition

La cheffe du Parti libéral, Susan Holt, n’a pas encore résolument pris une position à ce sujet. D’une part, explique-t-elle, elle souhaite disposer de tous les outils possibles pour recruter une bonne équipe, mais d’autre part elle dit qu’il est terrible pour les députés d’avoir à superviser leur propre augmentation de salaire.

La cheffe du Parti libéral du Nouveau-Brunswick Susan Holt.

La cheffe du Parti libéral du Nouveau-Brunswick Susan Holt est partagée à propos de l'idée d'augmenter le salaire des élus provinciaux.

Photo : Radio-Canada

Le chef du Parti vert, David Coon, s’oppose à une augmentation salariale dans le contexte actuel où les contribuables subissent les effets de l’inflation et devront peut-être payer des tarifs plus élevés pour l’électricité.

Cette perspective serait terrible, estime David Coon. Les membres de son caucus jugent que la rémunération actuelle des député est satisfaisante, ajoute-t-il.

David Coon appuie toutefois une autre recommandation du comité pour que le budget dont disposent les députés pour rémunérer les membres du personnel de leur bureau respectif soit augmenté.

Le comité recommande aussi au gouvernement de faire une étude pour déterminer s’il est possible d’économiser en achetant des véhicules électriques pour les députés plutôt que de rembourser leurs dépenses lorsqu’ils doivent se déplacer avec leur propre véhicule dans le cadre de leurs fonctions.

D’après un reportage de Jacques Poitras, de CBC

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