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Des seringues et des piles trouvées dans le sol lors du repavage d’une route

Une camionnette roule sur la route 18.

Le repavage de la route régionale 18 à Clarington est suspendu pour l'instant.

Photo : Radio-Canada / Mark Bochsler

Radio-Canada

L’objectif était d’utiliser du verre et d'autres matières recyclables comme couche de fondation pour la réfection d’une route en Ontario. Des résidents se sont toutefois plaints d’odeurs nauséabondes et disent avoir découvert toutes sortes de déchets dans les matières de remplissage.

À la suite de ces plaintes, le ministère de l’Environnement a ouvert une enquête.

Par ailleurs, le projet pilote pour le repavage de 3 km de la route 18 à Clarington dans la région de Durham est suspendu depuis le 22 septembre.

Le fermier Andrew McVey raconte qu’il a trouvé lors d'une visite du chantier toutes sortes de déchets qui ne devraient pas être enfouis sous la route.

« J’ai ramassé des seringues, des piles, des morceaux de métal et des lames de rasoir. »

— Une citation de  Andrew McVey, fermier

Il s’inquiète d’une possible contamination de l’eau de son puits artésien et de ceux de ses voisins. Nous buvons cette eau. Nos enfants boivent cette eau, lance-t-il.

Andrew McVey tient un morceau de pile dans les airs.

Le fermier Andrew McVey raconte qu'il a trouvé des fragments de deux piles en 15 minutes sur les lieux.

Photo : Radio-Canada / Mark Bochsler

Analyse de sol en cours

Le commissaire des travaux publics de la région de Durham, John Presta, dit prendre les plaintes des résidents très au sérieux.

Il ajoute que la région a retenu les services d’un consultant indépendant pour faire une analyse de sol. Un rapport est attendu d’ici environ deux semaines.

M. Presta explique que l’objectif du projet pilote était d’utiliser du verre et du plastique fragmentés provenant de la collecte des matières recyclables comme matières de remplissage. Cela se fait déjà dans d’autres pays, note-t-il.

Il affirme que la concentration de contaminants devrait être réduite normalement à moins de 3 % grâce au tri fait par le sous-traitant privé NexCycle. Mais ce n’est pas à 100 %, admet-il.

« Peut-être que quelqu'un avait mis le jouet de leur enfant dans la boîte bleue, parce qu'il est en plastique. Mais la pile n'avait pas été retirée. La pile est écrasée avec le verre dans le processus. »

— Une citation de  John Presta, commissaire des travaux publics de la région de Durham

Quant aux odeurs senties par des voisins, elles pourraient émaner, selon M. Presta, de matières organiques laissées dans les bouteilles et pots envoyés au recyclage.

De son côté, le conseiller municipal du secteur Joe Neal réclame une enquête en profondeur. Il accuse la région de Durham de se servir de [Clarington] pour tester différents projets expérimentaux.

D'après des renseignements fournis par Michael Smee de CBC

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