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Les pêcheurs espèrent l’aide d’Ottawa pour récupérer leurs casiers emportés par Fiona

En pleine saison de pêche dans la zone 25, des milliers de casiers à homard ont été perdus ou endommagés.

Des casiers à homard empilés.

Des casiers à homard empilés le 7 août 2022 au quai de l'Aboiteau, à Cap-Pelé au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Mina Collin

Radio-Canada

Des milliers de casiers à homard ont été perdus dans le détroit de Northumberland ou endommagés à la fin septembre, lorsque l’ouragan Fiona s’est amené sur les provinces de l’Atlantique.

Cela complique durement les activités des pêcheurs commerciaux du sud-est du Nouveau-Brunswick et du nord-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard. Leur saison de pêche dans le détroit de Northumberland se termine le 12 octobre.

Luc LeBlanc, conseiller à l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), indique qu'Ottawa s’est engagé à coopérer avec cette association pour récupérer le plus d’engins de pêche possible. Nous travaillons avec le gouvernement fédéral, a-t-il déclaré.

L’UPM a récemment demandé au ministère fédéral des Pêches et des Océans (MPO) de repousser au 15 octobre la fermeture de la saison dans la zone de pêche 25. Mais la demande a été abandonnée, car les pêcheurs ont réalisé qu’il sera impossible d’avoir l’équipement nécessaire pour travailler.

Il y a des fournisseurs pour le matériel. Le problème est que ces fournisseurs ne seront pas capables de fournir des dizaines de milliers de casiers en-dedans d’une semaine. Ce n’est pas réaliste, a dit Luc LeBlanc.

Luc LeBlanc, conseiller en pêches à l'Union des pêcheurs de Maritimes.

Luc LeBlanc, de l'Union des pêcheurs de Maritimes.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Bien qu’une partie de l’équipement a déjà pu être récupéré après la tempête, quelques milliers de casiers à homard n’ont pas été retrouvés, indique-t-il.

Mardi dernier, Ottawa annonçait la création du Fonds de rétablissement de l’ouragan Fiona. Le fédéral y consacre 300 millions de dollars sur deux ans pour aider les sinistrés. À l’UPM, Luc LeBlanc dit avoir bon espoir qu’une partie de ce soutien financier viendra en aide à l’industrie de la pêche.

Engins fantômes

Les équipements de pêche perdus ou rejetés en mer, souvent désignés par l’appellation engins fantômes, sont un problème, car en plus de contribuer à la pollution des océans, ils tuent beaucoup de créatures marines.

Selon Pêches et Océans Canada, un engin fantôme peut être un casier à homard, un filet ou un piège, des lignes, des cordages ou des flotteurs.

Néanmoins, la perte des engins de pêche dans le détroit de Northumberland pendant Fiona ne risque pas d’avoir des conséquences environnementales notables, selon des experts du milieu marin.

Personne ne veut nuire aux populations de homard dans la région, dit le biologiste Fred Whoriskey, qui dirige l’Ocean Tracking Network à l’Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse. Mais il ne croit pas que l’équipement perdu lors de la tempête aura des conséquences importantes sur la ressource.

Les populations de homard sont en santé dans cette région, dit-il, et elles ne seront pas mises en péril.

La biologiste Lyndsay Grace Walls, candidate au doctorat à l’Université Memorial de Terre-Neuve, indique par ailleurs que les casiers ont des dispositifs d’évasion qui permettent aux homards d’éventuellement en sortir, atténuant ainsi les effets négatifs des engins fantômes.

Quant aux homards plus jeunes, ils sont trop petits pour rester prisonniers, ajoute-t-elle.

D’après le reportage d’Aidan Cox

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