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Plus d’étudiants demandent une aide alimentaire à Rimouski

Une affiche du collectif Lèche-babines.

Le collectif Lèche-babines distribue des denrées sur le campus de l'UQAR tous les jeudis.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

De plus en plus d’étudiants de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) frappent à la porte d’organismes d’aide alimentaire depuis le début de l’année scolaire.

Depuis 2009, le collectif Lèche-Babines offre d'ailleurs une distribution hebdomadaire de denrées alimentaires aux étudiants de l'UQAR.

Des boîtes contenant du pain et des légumes.

Dans les bacs de denrées sont offerts du pain, des viennoiseries, des fruits et des légumes, entre autres, qui sont des surplus de Moisson Rimouski-Neigette.

Photo : Radio-Canada / Lysbertte Cerné

Cet OBNL permet aux étudiants de rééquilibrer leurs dépenses, mais aussi de réduire le gaspillage alimentaire.

La hausse du coût de la vie n’épargne pas la communauté universitaire et le succès de l’initiative en est la preuve, selon les gens impliqués.

L'administrateur du collectif Lèches-babines.

Alexandre Coulombe est administrateur du collectif Lèche-Babines.

Photo : Radio-Canada / Lysbertte Cerné

Beaucoup d’étudiants viennent et je crois qu’il pourrait en avoir plus si on avait encore plus de stock, fait savoir Alexandre Coulombe, administrateur du collectif Lèche-babines.

« Depuis le début de l’année, on a eu un très fort achalandage et on n’a pas eu besoin de jeter quoi que ce soit. »

— Une citation de  Alexandre Coulombe, administrateur du collectif Lèche-babines
Hajar Ibrahim.

Hajar Ibrahim est étudiante en sciences de l’environnement à l'UQAR.

Photo : Radio-Canada / Lysbertte Cerné

Chaque semaine, les jeudis midi, la distribution du collectif Lèche-Babines attire plusieurs dizaines d’étudiants, dont Hajar Ibrahim, une étudiante en sciences de l’environnement, qui a choisi Rimouski pour poursuivre ses études. Une décision qui ne s’est pas prise sans compromis, affirme-t-elle.

En tant qu’étudiante ici, j’ai des ressources financières très limitées et [ce service] m’aide bien à compenser un peu de monnaie, explique Hajar Ibrahim.

Pour Étienne Gagnon, étudiant en biologie à l’UQAR, la hausse du prix du panier d’épicerie et également du prix des loyers le force à se tourner vers ce service.

Plus je vais à l’épicerie, plus la facture est salée avec le temps, si je compare [avec le] début de mes études, explique-t-il.

« De bénéficier d’une partie de nourriture que je ne paye plus, ça me permet d’aller chercher des aliments à l’épicerie que je n’achetais pas ou bien, d’acheter plus local. »

— Une citation de  Étienne Gagnon, étudiant en biologie à l’UQAR

En dehors du campus

Le collectif Lèche-Babines fait partie des organismes alimentés par Moisson Rimouski-Neigette, qui remarque aussi que de plus en plus d’étudiants frappent à sa porte.

Les jeunes nous disent que c’est les frais de loyer qui sont à la hausse et les étudiants ont de la misère à se trouver des logements, donc ils doivent prendre les loyers qui restent et, souvent, c’est très dispendieux, explique Brigitte Lebel, adjointe à la direction pour Moisson Rimouski-Neigette.

Brigitte Lebel dans les locaux de Moisson Rimouski-Neigette.

Brigitte Lebel est adjointe à la direction de Moisson Rimouski-Neigette.

Photo : Radio-Canada / Lysbertte Cerné

Selon Mme Lebel, des retards du gouvernement concernant les prêts et bourses sont aussi en cause dans certains cas.

Certains étudiants n’ont pas encore reçu leur réponse, s’ils sont admissibles ou pas, et les détails vont jusqu’à la fin d’octobre. C’est spécial, cette année, ajoute Mme Lebel.

Moisson Rimouski Neigette conseille aux étudiants de ne pas hésiter à venir chercher de l’aide auprès du service.

D’après le reportage de Perrine Bullant

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