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La police d’Edmonton s’excuse pour une controverse engendrée par un portrait-robot

Quartier général du service de police d'Edmonton.

L'utilisation du phénotypage de l'ADN par le service de police d'Edmonton et la diffusion d'une image générée par un ordinateur d'un homme noir ont suscité des critiques cette semaine.

Photo : Radio-Canada / Codie McLachlan

Radio-Canada

Le service de police d’Edmonton (EPS) a présenté des excuses au public à la suite de la publication d’un portrait-robot élaboré à partir du phénotypage de l'ADN d'un suspect. Le portrait a soulevé un tollé sur les réseaux sociaux, le décrivant comme raciste.

Le portrait-robot génétique généré par un ordinateur montre le visage d'un homme noir aux cheveux courts, et des informations décrivant une personne originaire de l'est de l'Afrique.

La police d'Edmonton a publié ce portrait-robot lors d’une conférence de presse mardi, en se basant sur le phénotypage de preuves ADN non identifiées, dans l'intention d’identifier et d’arrêter un présumé agresseur sexuel.

L'affaire survenue en 2019 n’a pas été élucidée. Les multiples recherches des enquêteurs n’ont pas permis de trouver de témoin, de vidéosurveillance, d'indice du public ou de concordance d'ADN.

Devant cette impasse, la police s'est tournée vers la société Parabon NanoLabs, une entreprise basée en Virginie qui fournit des services de phénotypage de l'ADN.

L’image controversée a été depuis retirée du site web de l'EPS et de ses réseaux sociaux.

Réagissant à la polémique, l'EPS a publié jeudi sur son site une déclaration du chef officier des opérations du Bureau de la sécurité communautaire et du bien-être, Enyinnah Okere. Celui-ci dit assumer la responsabilité du communiqué de presse.

Enyinnah Okere.

Enyinnah Okere affirme que la police n'a pas réussi à trouver un équilibre entre la valeur d'enquête du phénotypage et ses ramifications potentielles sur les communautés marginalisées.

Photo : Radio-Canada / Trevor Wilson

Rétractation et désaveu

Je n'ai pas suffisamment tenu compte de la possibilité qu'un portrait puisse fournir une caractérisation beaucoup trop large au sein d'une communauté racisée et, dans ce cas, de la communauté noire d'Edmonton, regrette Enyinnah Okere.

Il ajoute que la police avait tenté de mesurer les avantages et les limites de cette technique, soulignant que les composites phénotypiques ne produisaient que des approximations scientifiques et qu'ils ne sont pas des répliques exactes.

J'ai donné toute la priorité à la résolution de l'enquête, qui impliquait la recherche de la justice pour la victime, elle-même membre d'une communauté racisée, plutôt que le préjudice potentiel pour la communauté noire, explique Enyinnah Okere.

Ce n'était pas un compromis acceptable et je m'en excuse, ajoute-t-il.

Nous continuerons à donner la priorité et à explorer tous les moyens appropriés pour rendre justice à la victime dans cette affaire », dit Enyinnah Okere. « Elle mérite nos efforts et notre attention, et nous n'abandonnerons pas nos efforts pour lui rendre justice.

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