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Nouveau programme d’introduction à l’éducation de la petite enfance en Ontario

Un enfant qui joue

Des collèges du Nord de l'Ontario offrent une nouvelle formation d'introduction à l'éducation de la petite enfance.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Cinq collèges ontariens s’associent pour offrir un programme d’initiation à l’éducation de la petite enfance. L’initiative est accueillie positivement par des responsables de services de garde, qui estiment tout de même que de nombreuses mesures additionnelles doivent être mises en place pour pallier la pénurie de main-d'œuvre.

Le programme est gratuit et d’une durée de 10 semaines. La portion théorique est offerte virtuellement et est suivie d’un stage pratique rémunéré de 70 h dans une garderie agréée.

Au bout de la formation, les étudiants obtiendront un certificat. Les cinq collèges — Boréal, Cambrian, Sault, Confederation et Northern — indiquent que le nouveau programme représente une occasion de s’essayer à une carrière d’aide-éducateur à la petite enfance avant de plonger dans un programme d’éducation à la petite enfance.

L'édifice principal du collège et le drapeau franco-ontarien.

Le Collège Boréal est l'un des cinq collèges nord-ontariens qui offriront conjointement une nouvelle formation d'initiation à l'éducation de la petite enfance.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

La directrice générale du centre Discover Early Learning & Care,Tracy Saarikoski, gère quatre garderies dans la région de Sudbury. Elle apprécie l’arrivée du nouveau programme, d’autant plus que le Nord de l’Ontario, comme le reste de la province, fait face à une grande pénurie de personnel dans le secteur des services de garde. 

« Chaque petite stratégie va aider à combattre cette crise de main-d'œuvre. Il faut penser à comment on peut garder les gens dans le secteur et comment on peut en attirer d’autres. »

— Une citation de  Tracy Saarikoski, directrice générale de Discover Early Learning & Care
Le visage de Tracy Saarikoski en gros plan.

Tracy Saarikoski est la directrice générale du centre Discovery Early Learning and Care de Sudbury.

Photo : Fournie par Tracy Saarikoski

Même si la courte formation ne fournit pas aux étudiants toutes les compétences d’une éducatrice à la petite enfance — le programme collégial est d’une durée de deux ans en Ontario —, elle offre au moins des notions de base, note Mme Saarikoski. 

La directrice générale de l’Association francophone à l’éducation des services à l’enfance de l’Ontario (AFÉSÉO), Martine St-Onge, explique qu’une telle formation fait partie d’une multitude de solutions que le secteur essaie de trouver pour pallier la pénurie galopante de personnel. 

« Tous les partenaires ayant un intérêt dans la petite enfance mettent l’épaule à la roue parce que présentement, il n’y a pas de solution magique nulle part. ll y a un enjeu important en petite enfance. »

— Une citation de  Martine St-Onge, directrice générale de l’Association francophone à l’éducation des services à l’enfance de l’Ontario

Pas la seule solution

Mme St-Onge souhaite que le nouveau programme serve effectivement de tremplin pour les personnes qui l’auront suivi vers une formation collégiale afin de devenir des éducatrices à part entière et être admises au sein de l’ordre qui réglemente la profession. 

Mais ce ne sera pas la seule solution qui va nous permettre d’y arriver, ajoute-t-elle, car à la base, il y a quand même le défi de taille des conditions de travail [qui] ne sont pas avantageuses

« On a beau recruter autant qu’on veut, essayer de retenir par de la formation, des climats de travail agréables, il n’en demeure pas moins que tout ce personnel-là a besoin de faire vivre sa famille, mettre de la nourriture sur la table, s’accomplir comme être humain, donc forcément, si les conditions qu’on offre au personnel ne s’améliorent pas, ça va être difficile de retenir le recrutement qu’on fait. »

— Une citation de  Martine St-Onge, directrice générale de l’Association francophone à l’éducation des services à l’enfance de l’Ontario
Martine St-Onge porte des luinettes

Martine St-Onge.

Photo : Avec l'autorisation de Martine St-Onge

Même son de cloche pour Mme Saarikoski. Le centre qu’elle dirige, qui est sans but lucratif, a perdu de nombreuses éducatrices parties travailler dans des conseils scolaires, raconte-t-elle, qui offrent des salaires et des avantages sociaux plus attrayants. 

Pour offrir des conditions semblables, elle n’aurait d’autre choix que d’augmenter les frais d’adhésion, illustre-t-elle, mais dans ce cas, bien des parents ne seraient plus en mesure de s’en acquitter.

Le conseil d’administration de Discover Early Learning & Care a donc pris la décision de souscrire au programme de services de garde agréés à 10 $ par jour, qui s’inscrit dans le cadre de l’engagement du gouvernement Trudeau à réduire les frais des services de garde dans les cinq prochaines années

Mais on ne peut pas augmenter les places en garderie et offrir aux gens des services abordables sans avoir du personnel de qualité, remarque Mme Saarikoski. 

Ce sont des conversations que nous devons avoir en même temps et non en silos, conclut-elle.  

Avec les informations de Aya Dufour

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