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Un ancien député d’Edmonton et son fils plaident coupables de fraude à l’immigration

Une affiche avec le visage et les coordonnées de Carl Benito.

Carl Benito et son fils Charles connaîtront la sentence du juge le 14 octobre.

Photo : CBC / Charles Rusnell

Radio-Canada

L'ancien député d'Edmonton Carl Benito et son fils Charles ont admis, mercredi matin, devant la Cour du Banc du Roi, qu'ils avaient commis une fraude en matière d'immigration. Les deux coaccusés ont reconnu leur culpabilité à la dernière minute.

Carl Benito a été député progressiste-conservateur dans la circonscription d'Edmonton-Mill Woods de 2008 à 2012.

Le procès de sept semaines devait commencer lundi prochain, et les 14 membres du jury, sélectionnés la semaine dernière, se sont présentés au palais de justice lundi, mardi et mercredi. Toutefois, leur reconnaissance de culpabilité a poussé la juge Avril Inglis à convoquer les jurés pour les informer de l’annulation du procès.

Carl et Charles Benito ont tous deux admis avoir employé illégalement huit ressortissants étrangers, entre juillet 2016 et juillet 2018, qui n'étaient pas autorisés par la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés à travailler au Canada. À l'époque, les Benito exploitaient trois sociétés de conseil en immigration.

Selon un exposé conjoint des faits, les huit étrangers avaient non seulement des permis de travail expirés, mais quatre d'entre eux avaient également reçu des ordres d'exclusion les obligeant à quitter le Canada.

Tous les employés sont originaires des Philippines et se sont installés au Canada dans le cadre du programme des travailleurs étrangers temporaires.

Carl Benito a également plaidé coupable d'avoir fait de fausses déclarations sur des demandes d'immigration pour des permis d'études.

En vertu des règlements sur l'immigration et la protection des réfugiés, pour obtenir un permis d'études, un étranger doit prouver qu'il a suffisamment d'argent pour subvenir à ses besoins et à ceux des membres de sa famille pendant qu'il étudie.

Carl Benito admet avoir conseillé, incité et aidé certains clients à demander des permis d'études alors qu'il savait que ceux-ci n'avaient pas l'intention d'étudier, selon l'exposé conjoint des faits. Il a également obtenu des lettres d'acceptation pour ses clients auprès de certaines écoles, sachant que ces derniers n’allaient pas étudier.

Carl Benito et son fils ont refusé de faire des commentaires à la sortie de la cour.

La sentence doit être prononcée le 14 octobre.

Avec les informations de Janice Johnston

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