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Les chasseurs ontariens interpellés dans la lutte contre la maladie débilitante chronique

Aucun cas de la maladie n'a encore été détecté en Ontario.

Un cerf dans un champ

La maladie débilitante chronique atteint les animaux de la famille des cervidés.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF) demande aux chasseurs de certaines régions de la province de lui fournir des têtes de chevreuil pour l'aider à mieux surveiller l’évolution de la maladie débilitante chronique des cervidés. 

Chaque année, le programme de surveillance de la province cible des unités différentes de gestion de la faune en se basant sur la probabilité qu'ont les animaux tels que les chevreuils, les orignaux et les wapitis d’être en contact avec la maladie. 

Ces facteurs de risque comprennent la proximité aux sites d’éclosion, la densité des populations de chevreuils et de wapitis, la présence de gibier et les efforts d'échantillonnage antérieurs, indique la superviseure des activités scientifiques au MRNF Larissa Nituch. 

Cette année, les unités retenues comprennent de grandes portions du sud et de l’est de l’Ontario. Dans le Nord de l’Ontario, la région concernée s’étend de North Bay à Mattawa. 

Qu’est-ce que la maladie débilitante chronique des cervidés?

Il s'agit d'une maladie mortelle qui touche la famille des cervidés, dont les originaux, les wapitis et les caribous. 

Le pathologiste Brian Stevens du Réseau canadien pour la santé de la faune, qui aide le ministère à évaluer des échantillons, affirme que les animaux atteints de la maladie arrêtent de manger et maigrissent au fil du temps. 

L’inquiétude principale est que la maladie pourrait se transmettre chez les humains qui mangent des tissus infectés, comme ce qu’on a déjà vu pour la maladie de la vache folle, note M. Stevens, qui précise qu’aucun cas de transmission chez l’humain n’a encore été identifié. 

La maladie débilitante chronique des cervidés n’a jamais été détectée en Ontario non plus, mais des animaux infectés ont déjà été identifiés dans d'autres provinces comme le Manitoba, l'Alberta, la Saskatchewan, ainsi que dans tous les États américains frontaliers. 

Des années de surveillance

Larissa Nituch du MRNF fait savoir que la province mène son programme de surveillance de la maladie depuis 20 ans. 

Le ministère indique aux chasseurs des régions ciblées comment transporter leurs têtes de chevreuil et où les déposer. 

Deux cerfs de Virginie dans les herbes hautes.

Aucun cas de la maladie n'a encore été détecté en Ontario, mais la maladie a déjà été identifiée chez des animaux de certaines provinces comme le Manitoba, l'Alberta et la Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada

La province s’est dotée d’un plan d’intervention qu’elle mettrait en œuvre si jamais des animaux infectés étaient découverts. 

Si on en trouvait en Ontario, le ministère créerait des zones de contrôle de la maladie où des règles spéciales seraient appliquées, comme l’obligation pour les chasseurs de soumettre des échantillons pour le dépistage, la restriction des déplacements des carcasses de chevreuils trouvées dans la zone d’intervention et aussi l’interdiction potentielle de l’alimentation des chevreuils, explique Mme Nituch. 

Les chasseurs se trouvant dans une zone touchée pourraient aussi obtenir l’autorisation d’abattre les animaux qui démontrent des symptômes de la maladie, qui peuvent comprendre une perte de poids significative et un comportement erratique.

Une intervention rapide au premier cas détecté est vraiment importante pour que nous puissions avoir la chance d’éliminer la maladie dans la province, conclut Mme Nituch.  

La Fédération ontarienne des pêcheurs et des chasseurs encourage ses membres à prendre part au programme de surveillance, selon son porte-parole Shawn Cayley. 

Avec les informations de Jonathan Migneault de CBC News

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