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Une application pour les invendus alimentaires a la cote dans le Nord de l’Ontario

Un étalage de légumes bien garni dans un marché public.

Les aliments invendus des épiceries peuvent être redistribués grâce à des applications pour téléphone.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe Arsenault

Radio-Canada

La gestion des invendus alimentaires dans certains commerces du Nord de l’Ontario est facilitée par une application pour téléphones cellulaires qui est en progression dans la région et qui permet de rapprocher les producteurs de certains consommateurs.

Au cours des dernières années, des défenseurs des droits et des organisations à but non lucratif se sont efforcés d'endiguer ces problèmes, en utilisant des applications comme Second Harvest Food Rescue.

L’application à but non lucratif, présente à Sudbury depuis 2018 comme projet pilote, est désormais disponible dans tout le pays.

Celle-ci met en relation des entreprises disposant de surplus alimentaires avec des organisations à but non lucratif qui travaillent avec des personnes en situation d'insécurité alimentaire.

Daniel Collings est le directeur principal de l'exploitation de l'application en Ontario. Il affirme que l'appétit pour cette ressource en ligne n'a fait que croître depuis sa création.

Nous avons maintenant 55 donateurs qui utilisent le programme, nous continuons à développer notre réseau de donateurs sur la plateforme, ainsi que les organisations à but non lucratif qui y participent, explique-t-il.

Depuis le lancement, 53 organismes sans but lucratif du Grand Sudbury utilisent l'application, ajoute-t-il.

Grâce à la pandémie, il y a eu un afflux de dons à la suite de la fermeture de certaines entreprises, ce qui a permis de rediriger les fonds vers de nombreuses personnes, par l'intermédiaire d'excellentes organisations au sein de la communauté, croit-il.

Un rattrapage qui s’opère au pays

Mairi Best, présidente intérimaire du Conseil de la politique alimentaire du Grand Sudbury, affirme que le Canada a été lent sur les questions de gaspillage et d'insécurité alimentaire.

Elle se dit toutefois heureuse de voir davantage d'initiatives similaires à l'application de sauvetage des invendus alimentaires.

Dans un certain nombre de juridictions en Europe, on a interdit aux épiciers de jeter de la nourriture dans les bennes à ordures. Je pense que cela en dit long, affirme-t-elle.

Mme Best croit toutefois que le modèle d'application est quelque peu limité dans les cas où les applications relient directement les entreprises alimentaires aux particuliers, elle rappelle que tout le monde n'a pas accès à Internet.

Mais elle dit que dans l'ensemble que ces initiatives sont grandement nécessaires.

Jusqu'à présent, Daniel Collings affirme que l'application Second Harvest Food Rescue a permis de sauver près de 48 000 livres de nourriture et de les mettre entre les mains de personnes qui en ont besoin.

Il ajoute que l'application a également permis d'éviter l'émission d'environ 139 tonnes de gaz à effet de serre en empêchant la nourriture d'être jetée à la poubelle et de finir à la décharge.

Je pense vraiment que la nourriture rapproche les gens et qu'il y a beaucoup de gaspillage. Il y a vraiment beaucoup de choses qui vont dans les décharges et qui pourraient servir et aider les autres, conclut M. Collings.

Avec les informations de Sam Juric de CBC

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