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L’inquiétude grandit à l’école de la Magdeleine, évacuée à quatre reprises depuis juin

Une voiture de police stationnée devant une école.

L'opération menée par la police n'a pas permis de confirmer l'existence d'un danger dans les murs de l'école.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Wagner

Radio-Canada

Menaces, appels à la bombe, présence présumée d'armes à feu : les élèves, leurs parents et le personnel de l'école de la Magdeleine, à La Prairie, en ont ras-le-bol du climat de tension qui règne dans l'établissement, dont les portes ont dû être fermées en urgence à quatre reprises depuis le 1er juin dernier.

Les cours ont repris normalement jeudi, de même que les sorties scolaires et les activités parascolaires et sportives. Le moins qu'on puisse dire est que les derniers jours n'ont pas été de tout repos.

Les élèves n'ont pas eu accès à l'école, mardi, en raison de menaces faites sur les réseaux sociaux. En fait, ceux-ci n'ont même pas pu descendre de l'autobus. Les chauffeurs ont fini par les ramener chez eux vers 9 h 45.

Présence d'une arme à feu

Un élève ayant affirmé qu’il avait une arme à feu dans son casier, des fouilles policières ont été entreprises par le corps de police responsable du secteur, la Régie intermunicipale de police Roussillon, avec l'aide, notamment, d'un maître-chien.

Si l'opération n'a pas permis de confirmer l'existence d'un danger, des enseignants, inquiets, ont malgré tout refusé de se présenter en classe, mercredi, ce qui a forcé de nombreux élèves à rentrer à la maison plus tôt que prévu.

Des élèves rassemblés à l'extérieur de l'école.

« Tout est revenu à la normale » à l'école secondaire de la Magdeleine, assure le Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries.

Photo : Radio-Canada / Mélissa François

Depuis, un plan de contingence faisant appel à du personnel supplémentaire a été déployé, a fait savoir la direction de l'école dans un message transmis aux parents dans la foulée des événements. Des services d’aide, de soutien et d’écoute ont également été mis en place, a-t-elle mentionné dans une autre communication.

Les menaces ayant mené à l'annulation des cours de mardi ont été proférées sur les réseaux sociaux, confirme la directrice générale du Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries, Kathlyn Morel.

Aussi, rien ne porte à croire que l'auteur des menaces en question soit un élève de l'école, a-t-elle fait savoir mercredi après-midi à l'émission Le 15-18.

Afin d'enrayer le mouvement, un « plan d’activités éducatives » sera mis sur pied, en collaboration avec la santé publique et les services policiers.

Ce plan visera notamment à informer les 2100 élèves de l'école des conséquences possibles en lien avec les conduites inadéquates pouvant avoir lieu sur les médias sociaux, a souligné la direction dans un message aux parents transmis mercredi.

Quatre évacuations depuis juin

Si malheureusement il est de moins en moins rare de voir un établissement d'enseignement fermer ses portes pour des raisons qui sèment l'inquiétude, la situation de l'école de la Magdeleine est tout de même particulière. Car trois autres incidents du genre s'y sont produits au cours des quatre derniers mois.

Le 1er juin, d'abord, l'établissement du boulevard Taschereau a été évacué pour permettre à la police de sécuriser les lieux à la suite d'informations concernant la présence présumée d'armes à feu dans l'école.

Puis, le 3 juin, c'est un appel à la bombe qui a forcé la direction de l'école à fermer les portes de celle-ci. La veille, deux adolescents avaient été arrêtés en possession de « jouets » ressemblant à des armes à feu.

Enfin, le 29 septembre, des menaces ont à nouveau obligé la direction de l'école à évacuer celle-ci. Ce sont d'ailleurs des éléments d'enquête liés à cette situation qui ont fait en sorte que les cours ont été annulés mardi, a fait savoir la direction de l'école sur son site web.

Opération policière dans une école.

L'appel à la bombe du 3 juin dernier avait causé une petite commotion à La Prairie.

Photo : Radio-Canada / Pascal Robidas

Dans tous les cas, les menaces ne se sont pas avérées. Mais elles ont nui au sentiment de quiétude des élèves, de leurs parents et des membres du personnel, qui se demandent aujourd'hui si le danger ne finira pas un jour par se matérialiser.

Ces événements, par ailleurs, ne sont pas sans rappeler l'arrestation de cinq adolescents ayant déclenché inutilement une opération policière dans le même établissement, en avril 2013, en faisant croire à la police qu'un coup de feu avait été tiré à l'intérieur. Ce qui n'avait pas été le cas.

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