•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Possible grève du plus grand syndicat de Winnipeg la semaine prochaine

Des membres du syndicat devant le quartier général de grève avec des banderôles.

Les membres de la section locale 500 du SCFP, qui travaillent pour la ville de Winnipeg, ont dévoilé leur quartier général de grève en septembre.

Photo : Twitter/CUPE Local 500

La Ville de Winnipeg a jusqu’à 23 h 59 le 11 octobre pour présenter un contrat acceptable à la section locale 500 du Syndicat canadien de la fonction publique. Passé ce délai, les employés municipaux membres du syndicat seront en grève.

Le SCFP 500 a donné à la Ville amplement de temps pour revenir vers nous avec un accord convenable, et au lieu de cela, ils nous offrent de longues manières de donner aux travailleurs de première ligne moins que ce qu'ils méritent, peut-on lire dans le courriel du syndicat envoyé à ses membres mercredi soir.

Les membres du syndicat travaillent pour le 311, les services récréatifs, les services d'eau, les services des déchets, la circulation et d'autres services municipaux.

Le précédent contrat de ces milliers de travailleurs concernés a expiré en 2021.

Les membres du SCFP 500 ont voté à 93 % en faveur d'un mandat de grève en juillet et ont ouvert leur quartier général de grève le 12 septembre.

Personne ne comprend l’ampleur de notre grève potentielle, affirme le président du syndicat, Gord Delbridge, en conférence de presse jeudi.

Winnipeg n'a pas connu de grève générale des travailleurs municipaux depuis 1919.

M. Delbridge dit que le syndicat ne souhaite pas arriver à cette extrémité, mais il ajoute que si la grève est déclenchée, les membres auront à cœur le bien être et la sécurité des Winnipégois.

Il y a une longue liste de services qui devraient être négociés dans un accord sur les services essentiels.

Un tel accord permettrait aux employés qui sont indispensables de continuer à travailler pendant la grève, comme les agents du 311 ou les services d’eau.

Les Winnipégois ne devraient pas avoir à subir cela et la Ville peut mettre un terme à la situation. Nous leur demandons de revenir à la table de négociation. La balle est dans leur camp, partage le président.

Il demande aux membres du Comité exécutif de Winnipeg de faire pression sur le comité de négociation de la Ville pour qu'il revienne avec une proposition acceptable.

De son côté, la Ville affirme que c’est au SCFP 500 de revenir à la table des négociations.

La difficulté à s'entendre est principalement due à la question du salaire d’après Gord Delbridge. On comprend que notre employeur a des difficultés économiques, mais il en va de même pour les familles de la classe ouvrière.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !