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L’Alberta s’apprête à régulariser des thérapies assistées par des hallucinogènes

Un homme qui tient des champignons magiques.

La psilocybine est un élément actif des champignons magiques qui s'est notamment révélé prometteur pour soulager la détresse de fin de vie de patients atteints de cancer.

Photo : Chris Corday

Sofiane Assous

L'Alberta s'apprête à autoriser un accès encadré aux drogues psychédéliques pour les personnes qui suivent une thérapie supervisée par des professionnels de la santé mentale.

Les drogues hallucinogènes comprennent la psilocybine, la psilocine, la MDMA, le LSD, la mescaline, le DMT et la kétamine.

L'Alberta est la première province à identifier et à comprendre que les hallucinogènes sont le domaine futur de traitement pour tant de Canadiens aux prises avec des problèmes de santé mentale, affirme le docteur Robert Tanguay, coprésident de la stratégie albertaine de lutte contre la douleur, et coresponsable du programme d’accès rapide à la médecine de dépendance à Services de santé Alberta (AHS) dans un communiqué.

L'Alberta a la possibilité d'être un chef de file dans ce domaine, joute-t-il.

Le Dr Tanguay croit toutefois qu'un tel changement dans le domaine médical commence par la reconnaissance de la nécessité de protéger toute personne qui suit ces traitements.

Deux comprimés de LSD dans la paume d'une main.

L'accès à des drogues comme le LSD pour soigner certains patients est un grand pas vers la transformation des soins en santé mentale, selon des experts.

Photo : getty images/istockphoto / ADragan

Le gouvernement a également introduit des restrictions pour limiter l’accès à ces drogues et les personnes qui peuvent prescrire des médicaments très puissants aux personnes souffrant de dépendances aux opioïdes difficiles à traiter, de troubles mentaux, notamment le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et la dépression résistante au traitement.

Ces modifications de la loi entreront en vigueur en janvier 2023.

Des changements nécessaires, dit le gouvernement

Ces changements visent à protéger le public, à garantir que les patients bénéficient de normes de soins élevées et à éviter que des médicaments soient revendus sur le marché noir, selon le gouvernement.

Les nouvelles mesures ne s'appliquent toutefois pas aux essais cliniques ni au traitement de personnes aux prises avec des problèmes autres que psychiatriques, comme la douleur et le cancer.

Les cliniques qui désirent offrir des traitements à l'aide de drogues psychédéliques ce genre de traitement doivent être autorisées et doivent nommer un psychiatre comme directeur médical.

Illustration montrant un cerveau et le concept de conscience.

Plusieurs études ont montré l’efficacité de la psychothérapie assistée par les drogues psychédéliques, comme le LSD et les champignons hallucinogènes, pour traiter notamment la dépression, l’anxiété et le trouble de stress post-traumatique.

Photo : iStock / agsandrew

Les patients devront être constamment surveillés durant leur thérapie et le personnel médical doit signaler immédiatement au gouvernement toute blessure grave ou tout décès.

Les professionnels de la santé ne pourront faire payer les médicaments, et un professionnel qualifié ne pourra les administrer aux patients que dans un établissement médical, sauf si la personne est en soins palliatifs.

Le communiqué rappelle qu’en dehors d'un cadre clinique contrôlé, les drogues psychédéliques sont associées à un risque accru de troubles mentaux et physiques, notamment l'anxiété, les crises de panique et l'automutilation.

En outre, une mauvaise gestion des doses peut avoir des effets dévastateurs à long terme pour certaines personnes.

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