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Projet sur Galt Ouest : le promoteur ne veut pas se « battre » contre les résidents

Alexandre Meunier devant une maison unifamiliale.

Alexandre Meunier, le promoteur et co-propriétaire du 2331, rue Galt Ouest, souhaitait construire un immeuble de 35 logements sur le terrain.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

L’un des promoteurs derrière un projet de logements principalement destiné aux étudiants prévu sur la rue Galt Ouest dit avoir abandonné ses plans pour ne pas se  « battre » contre les résidents du secteur.

Alexandre Meunier souhaitait en effet obtenir un changement d’usage pour démolir une maison unifamiliale située au 2331, rue Galt Ouest, et y construire un immeuble de 35 logements. La menace d'un référendum réclamé par des citoyens l'a cependant convaincu de faire marche arrière. 

« On n’a pas d’intérêt à commencer à se battre pour réussir à aller contre la volonté des gens. Si les gens ne veulent pas, on va retirer simplement le projet.  »

— Une citation de  Alexandre Meunier, promoteur et co-propriétaire du 2331, rue Galt Ouest

Il ne ferme toutefois pas la porte au développement d’un nouveau projet lorsque le contexte sera plus favorable.

On est ouvert à avoir un coup de fil et à voir ce qu’il est possible de faire, souligne-t-il. 

Un système référendaire à revoir? 

La mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, a réitéré être très déçue par la situation. 

Compte tenu de l’ampleur de la crise du logement, si un beau projet comme celui-là ne fonctionne pas, ça va être quoi pour la suite?, déplore-t-elle.

Elle juge que le processus référendaire actuel donne trop de pouvoirs aux voisins limitrophes des projets immobiliers, et évoque une révision des règles. 

L'outil actuel, où c’est à peu près juste la rue d’à côté qui peut se prononcer sur le destin d’un quartier, est-ce que c’est souhaitable? Je ne suis pas certaine si la manière que c’est fait actuellement, c’est la meilleure manière, ajoute-t-elle. 

Devant l'ampleur de la crise du logement, la mairesse propose une solution à court terme : les maisons de chambres. Un assouplissement des règles municipales les entourant est envisagé.

Il y a des endroits où ils sont tout équipés pour avoir, par exemple, trois locataires dans leur sous-sol, mais la réglementation dans leur secteur les limite à deux. Est-ce qu’on peut essayer de permettre un certain assouplissement? , indique la mairesse.

Une opposition justifiée, selon un résident du secteur

Un résident du secteur de l'Université, Robert Daigle, croit toutefois que l’opposition citoyenne est justifiée. Selon lui, le projet représente la goutte qui a fait déborder le vase après des années de problèmes de cohabitation avec la population étudiante.

« C’est un catalyseur. Les gens ont rapidement dit "non, ça ne passe pas".  »

— Une citation de  Robert Daigle, résident du secteur

La forte opposition s'expliquerait, selon lui, par la transformation du secteur au cours des dernières années en raison de la hausse d'inscriptions à l'Université de Sherbrooke.

On est en train de détruire un milieu qui accueillait des familles pour en faire un milieu de locataires et de chambreurs étudiants, et tranquillement, on vide l’école primaire, soutient-il. 

Du jamais vu, selon la vice-rectrice

La vice-rectrice de l’Université de Sherbrooke, Jocelyne Faucher, souligne que la crise du logement observée par l’établissement d’enseignement supérieur représente une situation jamais vue

« Nos résidences affichent complet. C’est du jamais vu à ce moment-ci de l’année. [...] Ce qu’on anticipe comme difficulté, c’est que des étudiants et des personnes remettent en question leurs projets d’études universitaires.  »

— Une citation de  Jocelyne Faucher, vice-rectrice de l’Université de Sherbrooke 

Des associations étudiantes souhaitent construire de 100 à 200 chambres, mais l'Université se dit dans l'impossibilité de contribuer, faute de financement gouvernemental.

On incite tous les paliers gouvernementaux, municipaux, provinciaux et fédéraux à mettre de l’argent dans le logement étudiant, car présentement, la crise du logement étudiant est réelle, implore le directeur général du Regroupement étudiant de maîtrise, diplôme et doctorat de l’Université de Sherbrooke, Alexandre Guimond. 

Avec les informations de Thomas Deshaies 

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