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Un projet pilote pour récupérer les restes de gibier à Saguenay

Jimmy Bouchard devant des conteneurs de récupération

Jimmy Bouchard, président de la Commission du développement durable et de l'environnement de Saguenay

Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier

Radio-Canada

En pleine période de chasse, Saguenay lance un projet pilote pour permettre aux adeptes de ce loisir de disposer de leurs carcasses d’orignaux et de sauvagines.

Il s’agit d’une première au Saguenay, alors que cette façon de faire est bien implantée au Lac-Saint-Jean.

Des conteneurs de chasse ont été installés à l’écocentre de Chicoutimi-Nord pour permettre aux citoyens qui font eux-mêmes leur découpe d’y laisser les carcasses. Le service est offert depuis le 15 septembre et le sera jusqu’à la fin du mois d’octobre.

Si le projet pilote est concluant, des conteneurs de chasse pourraient être installés dans d’autres écocentres de Saguenay au cours des prochaines années.

Valérie Leblanc dans un écocentre

Valérie Leblanc, valoriste et chef d’équipe à l’Écocentre de Chicoutimi secteur nord.

Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier

Pour l’instant, les restes récupérés sont dirigés vers l’enfouissement, mais ils pourraient être récupérés dans une prochaine phase du projet par une entreprise de Québec spécialisée dans la valorisation de ce genre de restes.

Ici à Saguenay, en termes d’espace entre nos écocentres, ce n’est pas facile. Ça prend de plus grands espaces, ça prend des endroits un petit peu plus éloignés. Évidemment, il y a toujours des odeurs qui peuvent survenir donc au niveau technique, c’est un peu plus difficile à implanter. À Chicoutimi-Nord, c’était possible. On l’essaie cette année et on verra pour les années suivantes , a expliqué le conseiller municipal et président de la commission du développement durable de l’environnement de Saguenay, Jimmy Bouchard.

Les utilisateurs des contenants consacrés aux restes de gibier doivent respecter la marche à suivre.

C’est important que les carcasses et les restes d’animaux soient dans des sacs de plastique. On a des bacs avec des couvercles qui sont ramassés une fois par semaine, donc ça ne s’accumule pas , a expliqué Valérie Leblanc, valoriste à l’Écocentre de Chicoutimi-Nord.

La MRC du Fjord y songe

La MRC du Fjord-du-Saguenay souhaite également offrir ce service. Le projet est dans les cartons puisqu’il n’y a actuellement aucun conteneur de chasse dans les écocentres. La MRC profitera de l’uniformisation de la gestion des écocentres qu’elle compte faire sur son territoire pour évaluer cette option.

Selon Bruno Tremblay, maire de Saint-Honoré et propriétaire d’un centre de découpe, la MRC gagnerait davantage à miser sur une entente qui existe déjà avec Saguenay. Cette entente permet aux citoyens d’utiliser les écocentres de la Ville.

Bruno Tremblay avec des pièces de gibier derrière lui

Le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, est propriétaire d'un centre de découpe.

Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier

Je ne pense pas que ce serait important de dépenser beaucoup de sous pour ça. Est-ce qu’il y en a qui vont arriver et mettre autre chose dedans? Je ne sais pas, s’interroge le boucher de formation, qui considère que beaucoup de surveillance serait nécessaire.

Bruno Tremblay récupère une partie des restes de son centre de découpe pour les remettre au Zoo de Falardeau, qui les utilise dans l'alimentation de ses animaux. Il fait aussi affaire avec l'entreprise Sanimax de Québec, qui transforme et revalorise les restes.

Des pièces de gibier suspendues dans une salle de découpe.

La salle de découpe de Bruno Tremblay est pleine de gibier.

Photo : Radio-Canada

Bien ancré au Lac-Saint-Jean

Au Lac-Saint-Jean, les chasseurs ont accès à ce service depuis 2011. Le service est administré par la Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean.

Aujourd’hui, 19 municipalités offrent le service pendant la période de chasse. L’an dernier, plus de 183 000 kilos de carcasses d’orignaux et de sauvagines ont été déposés dans les conteneurs de chasse. Les restes se retrouvent à l’enfouissement, car la réglementation ne permet pas de les composter.

D'après le reportage de Myriam Gauthier

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