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Les ventes de maisons à Montréal reculent à leur plus faible niveau en près de 10 ans

Des maisons unifamiliales dans un quartier de Montréal.

Sur une base annuelle, le prix moyen des maisons unifamiliales à Montréal a augmenté de 6 % pour atteindre 535 000 $, tandis que celui des copropriétés a augmenté de 4 % pour atteindre 380 000 $. Le prix moyen des plex a reculé de 1 %, à 685 000 $.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Les ventes de maisons à Montréal ont reculé en septembre à leur plus bas niveau en près de 10 ans alors que le marché continuait de se calmer, a indiqué mercredi l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

La région a enregistré 2537 ventes le mois dernier, ce qui représente une baisse de 30 % par rapport au mois de septembre de l'an dernier. Il s'agit en outre du plus faible nombre de ventes pour un mois de septembre depuis 2013.

Selon l'APCIQ, ces chiffres indiquent que la région n'a pas connu le rebond habituel de la rentrée scolaire, qui fait grimper le nombre de ventes sur le marché.

Les secteurs de l'île de Montréal, de Saint-Jean-sur-Richelieu et de Vaudreuil-Soulanges ont enregistré des baisses respectives de 39 %, 38 % et 36 % en ce qui a trait au nombre de transactions en septembre. Les transactions à Laval et sur la Rive-Nord ont reculé de 24 %, tandis que celles sur la Rive-Sud ont diminué de 23 %.

Vers le rééquilibrage du marché

La baisse des ventes a entraîné un bond de 44 % du nombre d'inscriptions en vigueur par rapport à septembre 2021 ainsi qu'une progression de 13 % par rapport au mois d'août. Le nombre d'inscriptions à la vente se rapproche ainsi du niveau de 2019, ce qui fait dire à l'APCIQ qu'il s'agit d'une tendance claire vers le rééquilibrage du marché.

Deux pancartes de maison à vendre sur une rue en banlieue de Montréal.

Le rééquilibrage du marché immobilier est amorcé.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les ventes de copropriétés et de plex, soit les immeubles de deux à cinq logements, ont enregistré les baisses les plus notables d'une année à l'autre avec des diminutions respectives de 39 % et 38 %, tandis que les maisons unifamiliales ont connu une baisse de 21 %.

Pendant ce temps, les prix médians ont continué de baisser d'un mois à l'autre, mais à un rythme beaucoup plus modéré.

Seuls les prix des plex ont reculé

Sur une base annuelle, le prix moyen des maisons unifamiliales a augmenté de 6 % pour atteindre 535 000 $, tandis que celui des copropriétés a augmenté de 4 % pour atteindre 380 000 $. Le prix moyen des plex a reculé de 1 % pour atteindre 685 000 $.

Même si la surchauffe tend à s'estomper rapidement, il faut noter que les conditions du marché demeurent à l'avantage des vendeurs en limitant la chute des prix, notamment dans les résidences haut de gamme, a noté le directeur du Service de l'analyse de marché de l'APCIQ, Charles Brant.

Généralement, ce segment de propriétés connaît une chute des ventes et des prix plus rapide dans un contexte de marché baissier. Or, ça ne semble pas le cas pour le moment dans le cycle actuel, ce qui contribue à une baisse moins précipitée des prix médians pour le moment.

Le nombre de transactions immobilières a chuté de 24 % au Québec en septembre par rapport à septembre 2021. Et le prix médian a reculé de 2,3 % en un mois seulement. Entrevue avec Denis Doucet, porte-parole de Multi-Prêts hypothèques.

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