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Val-des-Monts : à qui revient la responsabilité d’entretenir les chemins privés?

Une pancarte annonce qu'un chemin privé débute.

Le partage des responsabilités pour l'entretien des chemins privés dans les secteurs en périphérie fait débat.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Le dossier de l'entretien des chemins privés en périphérie fait encore beaucoup jaser à Val-des-Monts. Plusieurs résidents lèvent le ton auprès des élus municipaux afin de trouver des solutions. Malgré la grogne, l'enjeu demeure complexe à régler.

Pourquoi nous, on doit payer de nos poches pour l'entretien de nos chemins alors que l'on paie nos taxes municipales comme tous les autres citoyens qui sont sur des chemins publics?, se questionne Jean Lebel, un résident de cette municipalité de l'Outaouais depuis près de 30 ans.

Quand je suis arrivé ici en 1993, je savais que j'étais sur un chemin privé, mais je ne connaissais pas l'ampleur du problème à ce moment-là, poursuit le propriétaire exaspéré.

M. Lebel sourit à la caméra devant un chemin privé.

Jean Lebel est propriétaire d'un terrain à Val-des-Monts depuis bientôt 30 ans.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

En Outaouais, c'est à Val-des-Monts que l'on retrouve le plus de chemins privés avec quelque 200 exemplaires qui s'étendent sur plus de 400 kilomètres. Le chemin Sancartier, où habite M. Lebel, fait 2 km de long et coûte près de 10 000 dollars en entretien par année. Avec seulement huit résidences permanentes, chaque habitation reçoit une facture d'environ 1200 dollars annuellement.

Même cette année, on vient justement d'avoir la nouvelle que pour le déneigement, on va avoir un 20 % d'augmentation de coûts sur nos frais, donc c'est 1500 dollars de plus sur la facture totale, déplore-t-il.

Line Payer milite depuis longtemps pour que la Municipalité prenne sous son aile l'entretien des chemins privés. La tâche est rendue trop lourde pour les associations locales.

C'est 1000 personnes qui sont laissées à elles-mêmes et ça, je parle juste des résidences, je ne parle pas des terrains vacants, pas des chalets. Eux-mêmes doivent récolter les sous : aller de voisin en voisin, de porte-à-porte, gérer les chicanes entre voisins, raconte-t-elle.

« C'est illogique qu'un citoyen qui paie des taxes ait à faire du porte à porte pour ramasser de l'argent pour entretenir son chemin. »

— Une citation de  Line Payer, résidente de Val-des-Monts

Mme Payer ajoute que toute cette situation est devenue un enjeu de sécurité publique. Des chemins privés sont tellement mal entretenus que certains employés des services d'urgence n'osent pas les emprunter à bord de leur véhicule.

J'ai des chemins où les pompiers ne veulent même pas s'aventurer, ils ne veulent même pas y aller. Ils vont y aller à pied. Moi, sur mon chemin, ils viennent à pied, l'hiver surtout, précise la résidente de Val-des-Monts.

Line Payer pose pour la caméra devant un chemin privé.

Line Payer estime que l'entretien des chemins privés est un enjeu de sécurité publique à Val-des-Monts.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

La Municipalité dit être consciente du problème et tenter de trouver des solutions. Un comité a été mis en place, mais le maire de l'endroit, Jules Dagenais, affirme que la situation n'est pas facile à régler si l'on veut faire dans la légalité.

La façon la plus simple et ce qui avait été envisagé, c'était simplement d'avoir une subvention en argent qu'on aurait donné aux associations de chemins privés, mais il semble que ça ne soit pas possible [selon] le commissaire à l'intégrité, explique M. Dagenais.

Le comité devrait se rencontrer d'ici la fin du mois d'octobre afin d'évaluer des propositions. La Municipalité estime que le dossier devrait être réglé d'ici la fin de 2023.

Avec les informations de Christian Milette

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