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Sayona envisage de produire du carbonate de lithium à La Corne

L'usine appartenant à Sayona Québec.

Le complexe de Lithium Amérique du Nord, à La Corne. (Archives)

Photo : Gracieuseté

Sayona évalue la possibilité de produire du carbonate de lithium directement à son complexe Lithium Amérique du Nord (LAN) de La Corne, à partir du concentré de spodumène qu’elle y produira.

La société minière a lancé mardi une étude de préfaisabilité afin de déterminer si le projet peut être rentable. Une usine de carbonate de lithium était en construction par les anciens propriétaires et serait complétée à environ 50 %. Cette seconde transformation sur place était un enjeu évoqué par les intervenants du milieu lors de la dernière campagne électorale.

Quand on a fait l’acquisition de Lithium Amérique du Nord, on ciblait le concentrateur, mais on avait bien envisagé de vérifier la rentabilité et la profitabilité de terminer le projet. C’est ce qu’on veut faire. Notre priorité, c’est de redémarrer le complexe pour le mois de mars avec la production du concentré, mais assez rapidement, en parallèle, on veut vérifier la rentabilité d’aller faire du carbonate, fait valoir Guy Laliberté, chef de la direction de Sayona.

Rapport attendu en mars 2023

Le mandat de réaliser l’étude de préfaisabilité a été confié à la firme de génie-conseil Hatch, qui était impliquée dans la construction de l’usine à La Corne.

Hatch a fait beaucoup d’ingénierie définitive pour le secteur carbonate. Il y a quand même des bons progrès de faits dans les étapes habituelles d’exécution. C’était incontournable, il fallait aller vers Hatch. On serait retournés à la case de départ, alors qu’on avait un avantage concurrentiel d’avoir toute cette réflexion de faite sur beaucoup d’éléments d’ingénierie, affirme M. Laliberté.

Hatch doit livrer son rapport en mars 2023. Ça va nous amener à une résolution au conseil d’administration de Sayona et de Piedmont pour voir la suite. Qu’est-ce qu’on fait dépendamment des coûts, des possibilités? On verra à prendre la décision à ce moment-là, précise Guy Laliberté.

Guy Laliberté en entrevue.

Guy Laliberté, chef de la direction de Sayona. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Ouverture pour l’hydroxyde

Il s’agit pour Sayona d’un premier pas vers le respect de son engagement auprès du gouvernement de faire la deuxième transformation du lithium au Québec, lors de l’acquisition de Lithium Amérique du Nord en 2021. Le carbonate est utilisé pour la production de piles et batteries destinées aux véhicules électriques, mais aussi à plusieurs autres équipements comme les téléphones intelligents. Cependant, Sayona pourrait aussi choisir de produire plutôt de l’hydroxyde de lithium à partir de son concentré.

C’est peut-être juste une étape dans le sens qu’on peut toujours faire de l’hydroxyde de lithium. C’est ce que l’industrie de l’automobile recherche principalement. Pour l’instant, on va se rendre à l’analyse de la première, ce qui nous apparaît le plus court terme pour entrer en opération sur les marchés de la façon la plus rapide. Il y a certainement un marché pour le carbonate. On va voir si c’est la finalité de faire du carbonate ou si ça nous amènera plus tard à aller vers l’hydroxyde. On laisse les portes ouvertes pour l’instant, mentionne Guy Laliberté.

Sayona estime actuellement l’investissement à environ 300 millions de dollars pour compléter la mise en service de l’usine de carbonate à La Corne. Celle-ci pourrait entrer en production au début de l’année 2026. Il faudrait prévoir environ un an de plus si l’entreprise se tournait plutôt vers la production d’hydroxyde de lithium, évalue M. Laliberté.

Relance de la mine de La Corne

Sayona investit actuellement 100 millions de dollars dans la relance du complexe Lithium Amérique du Nord. Elle a confié le contrat pour les opérations minières sur le site à l’entreprise valdorienne L. Fournier et Fils. Évalué à 200 millions de dollars, ce contrat est d’une durée de quatre ans.

Les opérations sur le site doivent débuter ce mois-ci pour mener à la production de concentré de spodumène en mars 2023. À terme, Sayona souhaite aussi y transformer le minerai qu’elle va extraire à son projet Authier, à La Motte, si celui-ci obtient toutes les autorisations nécessaires, ainsi qu’à son projet Tansim, au Témiscamingue, qui est toujours au stade de l’exploration.

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