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5 arrestations pendant le démantèlement d’un campement au Palais législatif du Manitoba

La police saisit du matériel du campement du camp du côté nord du Palais législatif du Manitoba, le 4 octobre 2022.

La Police de Winnipeg et des employés du gouvernement ont procédé au démantèlement du campement du côté nord du Palais législatif du Manitoba et avoir procédé à des arrestations.

Photo : Radio-Canada / Erin Brohman

Radio-Canada

Elles ont été accusées d'entrave à un agent de police et d'occupation d'une tente ou d'une structure non permanente dans les environs du Palais législatif, après avoir ignoré les avertissements de quitter le camp situé dans le nord du terrain.

La police dit que, pendant l'opération de démantèlement, elle a saisi des gilets pare-balles et de nombreuses armes, dont trois haches, un marteau, une hachette, une massue, une lance et une machette.

Ces derniers se trouvaient dans la tente au moment de l'opération de démantèlement, indique le surintendant de la police de Winnipeg, Dave Dalal, lors d'une conférence de presse mercredi.

Les cinq personnes sont âgées de 43 à 54 ans.

Elles ont été accusés d'entrave aux agents de la paix et d'avoir déposé des objets sur le terrain du Palais législatif dans le but d'y séjourner de manière prolongée.

Parmi elles, il y a Trina Francois, âgée de 45 ans, aussi connue sous le nom de Si Pih Koh. Elle a fait la manchette internationale cet été lors de la visite du pape dans l'Ouest canadien, lorsqu'elle a chanté l'hymne national du Canada en langue crie.

Lundi, la police de Winnipeg avait arrêté 7 personnes, alors que plusieurs personnes tentaient d'installer un troisième tipi dans le camp situé dans le nord du terrain du Palais législatif.

Durant la conférence de presse, la police de Winnipeg a dit qu'elle était intervenue plus de 80 fois dans les campements sur le terrain du Palais législatif depuis le début du mois de juin.

On a vu une érosion de la coopération et une augmentation de la rhétorique et de l'agression. Les personnes présentes n'étaient pas vraiment disposées à être raisonnables et voulaient continuer à construire davantage de structures, explique Dave Dalal au sujet du campement du côté nord.

Ce dernier rappelle que cela est contraire à la Loi sur la sécurité de la cité législative, adoptée cette année.

Cette loi a été adoptée pour empêcher des séjours prolongés, autour du Palais législatif comme cela a été le cas durant la manifestation anti-mesures sanitaires l'hiver dernier.

Ce campement a vu le jour en juin dernier dans le but de défendre diverses causes, allant des restrictions sanitaires aux conséquences des pensionnats pour Autochtones en passant par des conflits au Moyen-Orient. 

L'avenir du Village de la guérison

Le campement du Village de la guérison, installé du côté est du terrain du Palais législatif, est toujours en place. Il s'y trouve depuis juin 2021.

Il a vu le jour après la découverte de tombes non marquées sur les terrains d'anciens pensionnats à Kamloops, en Colombie-Britannique, notamment.

Dave Dalal indique que les policiers « continuent d'évaluer les risques [associés à ce campement] pour la sécurité publique tous les jours ».

Pour l'instant, il indique qu'on ne prévoit pas de mesures particulières. À tout moment, nous pourrions être forcés de prendre des mesures, ajoute-t-il toutefois.

Le 17 août, des avis d'expulsion ont été remis aux manifestants des campements des côtés nord et est du Palais législatif.

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