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Clarissa Larisey dans la cour des grands avec l’équipe nationale de soccer

Une jeune joueuse de soccer drible avec le ballon pendant un entraînement.

L'attaquante Clarrisa Larisey tente de faire sa place avec la sélection nationale.

Photo : Gracieuseté de Canada Soccer

La joueuse de soccer d’Ottawa Clarissa Larisey veut saisir sa chance avec l’équipe nationale. L’attaquante profite de sa deuxième sélection avec la formation de l’entraîneuse Bev Priestman, ces jours-ci, en Espagne.

Larisey a eu l’occasion d’enfiler le maillot rouge et de fouler le terrain le mois dernier, dans un match amical contre l’Australie durant lequel elle a joué une quinzaine de minutes. Depuis, elle flotte sur un nuage.

Je ne peux pas t’expliquer comment ça me fait sourire! C’est juste un honneur. C’est un rêve qui devient réalité, c’est juste wow, s’exclame Larisey depuis Càdiz, où elle côtoie son idole Christine Sinclair.

Une joueuse de soccer sourit à pleine bouche alors qu'elle fait des exercices d'étirements.

Clarissa Larisey, tout sourire, lors d'un entraînement d'Équipe Canada.

Photo : Gracieuseté de Canada Soccer

La jeune joueuse de 23 ans a été formée au Goulburn FC avant des passages à West Ottawa et Ottawa South United. Elle s'est ensuite rendue à l’Université de Memphis où elle a pris son envol.

Après une expérience rapide en Islande, c’est à Glasgow, avec les Celtics, qu’elle a connu le plus de succès. Elle a récolté pas moins de 18 buts en seulement 13 rencontres en Écosse pour attirer l’attention de Canada Soccer.

Une jeune femme a les bras dans les airs après avoir marqué un but au soccer.

La joueuse d'Ottawa Clarissa Larisey connaît beaucoup de succès en Écosse avec le Celtic FC.

Photo : Gracieuseté du Celtic Football Club

Il y a beaucoup plus que les buts quand on veut jouer ici. Ça peut être un bon centre ou une bonne passe qui te démarque, souligne Larisey. Avec le Canada, je peux jouer attaquante ou sur les ailes, alors chaque équipe est tellement différente. Mais je peux amener de bonnes choses que je fais avec Celtic.

Larisey se décrit comme une joueuse polyvalente et agressive, qui fournit des efforts dans les deux sens du terrain, mais qui est capable de marquer au bon moment.

Elle espère avoir sa chance contre l’Argentine et le Maroc au cours des prochains jours pour se faire valoir encore davantage auprès de l’entraîneuse Bev Priestman et des décideurs de l’équipe nationale.

En veston noir, l'entraîneuse-chef montre du doigt à une joueuse où elle doit se placer.

Bev Priestman, pendant un match du Canada contre le Japon aux Jeux olympiques de Tokyo.

Photo : Associated Press / Silvia Izquierdo

« Cette équipe est encore excitante. C’est une chance de voir certaines joueuses lors de ces deux matchs. Je suis fébrile de voir nos différentes combinaisons. La profondeur sera importante. »

— Une citation de  Bev Priestman, entraîneuse de l'équipe canadienne

Je dois être constante pour démontrer que je peux aider l’équipe. J’ai beaucoup à offrir même si ce n’est pas facile avec un groupe si talentueux et qui a autant de succès. Il faut que je montre que je peux les aider dans les différentes facettes du jeu et lors de leurs tournois, ajoute Larisey, dans un excellent français.

Un parcours inattendu jusqu’à la scène internationale

Si Larisey remplit les filets de soccer depuis quelques années, c’était plutôt sur une patinoire qu’elle rêvait de le faire. Je voulais faire comme mes amies, qui jouaient au hockey, lance-t-elle. C’est grâce à sa sœur, Helena, qu’elle a choisi les crampons au détriment des patins.

Ma mère voulait qu’on fasse le même sport et ma sœur était plus vieille, alors c’est elle qui a gagné, rigole Larisey, qui a rapidement développé sa passion pour sa discipline.

J’étais très active et je voulais toujours jouer dehors. Depuis le premier jour, j’ai voulu jouer pour mon pays, je ne rêvais pas d’être professionnelle, ajoute-t-elle.

Deux joueuses de soccer tentent de récupérer le ballon pendant un entraînement.

La joueuse d'Ottawa Clarissa Larisey ne ménage aucun effort à l'entraînement avec la sélection canadienne.

Photo : Gracieuseté de Canada Soccer

La sympathique joueuse a fréquenté l’école française Jean-Paul II à Stittsville, avant de poursuivre en immersion française au secondaire. Ironiquement, c’est à Memphis qu’elle a entretenu son amour de la langue de Molière.

J’ai essayé de parler français, mais comme peu de personnes le parlaient, j’ai décidé de suivre des cours de français là-bas. Je voulais garder ce côté français, raconte Larisey, dont la famille paternelle est québécoise.

Une chose est certaine, elle pourra le pratiquer au sein de l’équipe nationale qui compte plusieurs joueuses qui peuvent s’exprimer en français, notamment Bianca St-Georges et Evelyne Viens, sans oublier l'Ottavienne Vanessa Gilles quand elle reviendra de blessure. Nous avons joué ensemble quand nous étions adolescentes, c’est drôle de voir qu’on se retrouve là, réagit Larisey, surprise par la vie.

Des joueuses de soccer court avec une énorme sourire et crient après une victoire. On voit leurs adversaires derrière, le visage triste.

Vanessa Gilles (14) court sur le terrain pour célébrer avec ses coéquipières Ashley Lawrence (10) et Kadeisha Buchanan (3) après la victoire en grande finale olympique.

Photo : Getty Images / Francois Nel

J’espère qu’on pourra inspirer d’autres jeunes filles à suivre notre exemple. Si je voyais une joueuse d’Ottawa qui s'est rendue là, je me dirais que moi aussi je peux le faire! J’essaie de visiter les jeunes quand je suis dans la capitale, ils peuvent faire ce qu’ils veulent, lance l’attaquante.

Ce que veut vraiment Larisey maintenant, c’est s’assurer une place sur l’équipe nationale au cours des prochains mois, d’autant que la formation participera à la Coupe du monde en Australie et en Nouvelle-Zélande, l’été prochain.

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