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Tempête Fiona : dévastation au parc national de l’Île-du-Prince-Édouard

Les sites oTENTik du camping de Stanhope, dans le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard.

Le terrain de camping de Stanhope ressemble à un champ de ruine.

Photo : Julien Lecacheur

Partout, des arbres sont tombés. Des dunes ont reculé de 3 à 10 mètres. Selon des observateurs, Fiona aura été encore plus catastrophique que Dorian pour le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard.

Sur la route menant de Brackley Beach à Covehead, les premiers dégâts laissés par le passage de la tempête post-tropicale Fiona sont visibles. La dune a disparu, la piste cyclable est détruite par endroits, la chaussée, au niveau du pont de Covehead, s'est en partie effondrée.

Sébastien Marcoux effectue des évaluations du site pour déterminer l'ampleur des dégâts. Après une semaine de travail, il en est persuadé : Fiona a laissé plus de traces que Dorian.

« Dorian a beaucoup plus impacté le secteur de Cavendish, tandis que Fiona a impacté le parc au complet, au moins au niveau des arbres. »

— Une citation de  Sébastien Marcoux, conseiller national, programme recherche et sauvetage de Parcs Canada
Photo de la plage de Covehead. Ici la chaussée est en partie détruite. La dune, elle, a disparu.

La dune située au niveau du pont de Covehead dans le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard a disparu par endroits.

Photo : Julien Lecacheur

Les niveaux d'eau étaient très élevés. L'amplitude des vagues au-dessus de ce niveau d'eau a créé énormément d'érosion et de destruction sur la côte.

Trois à dix mètres de dunes disparus

Entre le port de pêche de Covehead et le terrain de Camping de Stanhope, les scènes sont similaires, toutes plus désolantes les unes que les autres.

Les arbres sont arrachés, des infrastructures côtières sont détruites et l'érosion se mesure en mètres, selon Sébastien Marcoux. L'évaluation préliminaire montre qu'entre trois et dix mètres de berges ont été perdus, ont été effacés par la tempête, explique-t-il.

Vue de la côte de Dalvey by the sea. La dune a disparu. La route est en partie détruite à cause de la montée des eaux.

La dune à Dalvey by the sea a complètement disparu. La côte, elle, a reculé de plusieurs mètres après le passage de Fiona.

Photo : Julien Lecacheur

Un parc national défiguré

Et les dégâts sont encore pires au terrain de camping de Stanhope. Autrefois très boisé, le site est aujourd'hui à nu. La grande majorité des arbres sont tombés. Ceux qui sont encore debout sont pour la plupart brisés.

Le site est transfiguré, dévasté, ravagé, méconnaissable.

Sébastien Marcoux regarde la caméra. La plage de Dalvey by the sea est derrière lui.

Sébastien Marcoux est venu de l'île de Vancouver pour évaluer la situation dans le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Julien Lecacheur

L'évaluation du parc va se poursuivre dans les prochaines semaines car, selon Sébastien Marcoux, le travail est encore énorme. On n'a pas encore eu le temps de toucher à l'extérieur des accès principaux ou autour des bâtiments. Il reste encore beaucoup de travail à faire pour évaluer l'ampleur des dégâts. Nous allons devoir survoler des endroits où nous n'avons pas accès, explique-t-il.

Ces évaluations en vue de futures reconstructions sont primordiales selon lui.

« Nous devons construire une base de données pour comprendre ce qui se passe, et planifier les nouvelles structures, comment, où et ce que l'on va pouvoir rebâtir. »

— Une citation de  Sébastien Marcoux, conseiller national, programme recherche et sauvetage, Parcs Canada
Le mot fermé est inscrit une pancarte posée sur le sol. En arrière, des dizaines d'arbres abattus sont empilés.

Le camping de Stanhope est fermé pour la saison. Le travail est immense avant de penser à une réouverture pour l'été 2023.

Photo : Julien Lecacheur

Le parc national devrait donc demeurer fermé pendant encore de nombreuses semaines. Mais à ce stade, impossible de prédire une date pour sa réouverture. Mieux on pourra travailler sans se soucier de la santé des gens, plus rapidement nous pourrons espérer réouvrir, prévient Sébastien Marcoux.

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