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Une innovation en phase de test pourrait révolutionner l’usage de l’eau dans l’agriculture

Steven Tannas tire avec une corde une structure flottante sur un plan d'eau.

Steven Tannas, l'un des partenaires du projet, tire une île flottante hors d'un étang créé par l'eau d'un parc d'engraissement. Des étangs comme celui-ci sont utilisés pour tester si les plantes des zones humides peuvent nettoyer l'eau contaminée par le fumier et la rendre potable pour le bétail.

Photo : Radio-Canada / James Young

Radio-Canada

En Alberta, une technique visant à aider les parcs d'engraissement à recycler leurs eaux usées au point de pouvoir s’en servir pour les cultures ou pour le bétail est en train d’être expérimentée. Il s’agit de déployer des espèces végétales sur des bassins collecteurs mobiles d'une part, et fixes d'autre part, pour voir si les plantes parviennent à nettoyer l'eau contaminée par le fumier et la rendre utilisable, notamment pour le bétail.

Des chercheurs au Collège d'Olds, au nord de Calgary, sont en train de tester la viabilité du projet dans un parc d'engraissement situé à environ 100 kilomètres au nord-est de Calgary.

L’idée est venue de Ruth Elvestad, technicienne en eau et en environnement au Collège d'Olds. Elle dit avoir été inspirée par l’exemple des astronautes.

Un exemple qui m'est venu à l'esprit concernant le recyclage de l'eau était celui des astronautes et de leur approvisionnement en eau lorsqu'ils vont sur la lune, explique-t-elle. « Si cette eau peut être recyclée, pourquoi ne pourrions-nous pas le faire avec l'eau des parcs d'engraissement? »

Le but du projet est de déterminer si les plantes indigènes des zones humides peuvent absorber les éléments nutritifs des eaux de ruissellement boueuses du fumier.

Pour ce faire, deux bassins collecteurs mobiles sont installés dans des parcs d'engraissement commerciaux pour accueillir des espèces végétales, tandis que deux autres bassins collecteurs fixes servent de référence.

Les bassins de type île flottante sont recouverts de chlorure de polyvinyle. Ils sont faits de métal et ont un noyau en mousse qui leur permet de flotter. La base est recouverte d'un tissu géotextile qui empêche la perte de terre, et les racines de la plante peuvent également pousser à travers.

Ils ont été conçus par Tannas Conservation Studies en Alberta, l'une des entreprises partenaires du projet.

Un système écologique

Selon Steven Tannas, le propriétaire de l'entreprise, il s'agit là d'un grand pas en avant qui peut être utile à l'avenir. Au lieu d'[utiliser] une grande installation avec un grand bâtiment traitant l'eau, nous créons des systèmes naturels [de traitement de l'eau] qui ont l'air bien et qui sont bons pour l'environnement, dit-il.

Son entreprise, qui fait partie de l'étude du Collège d'Olds, se spécialise dans l'identification des plantes et la gestion des écosystèmes indigènes.

Nous avons testé [les plantes] pour savoir quels contaminants elles retirent de l'eau. Nous nous concentrons sur l'azote, le phosphore et le potassium, ajoute-t-il, en citant également les sulfites et les métaux lourds parmi les éléments recherchés.

Le mois dernier, à l'occasion de la troisième phase du projet, des scientifiques, des chercheurs et des entreprises agricoles se sont réunis dans un parc d'engraissement pour observer le déploiement du projet.

Kevin Klassen, de Klassen Agriventures, est enthousiasmé par cette idée : C'est innovant, et la durabilité est une chose importante dans l'agriculture de nos jours [...].

S'il est concluant, le projet fournira aux exploitants de parcs d'engraissement un outil pour nettoyer l'eau, mais aussi pour récupérer des nutriments potentiellement précieux.

Avec les informations d’Omar Sherif

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