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Moscou prend le contrôle des opérations à la centrale nucléaire de Zaporijia

Un soldat devant la centrale nucléaire Zaporijia.

Un soldat russe monte la garde devant l'un des six réacteurs de la centrale de Zaporijia.

Photo : Getty Images / ANDREY BORODULIN

Radio-Canada

À la suite d’un décret signé mercredi par le président Poutine, la Russie s’est formellement approprié la centrale nucléaire de Zaporijia qui était toujours opérée par des équipes ukrainiennes, en présence d’une équipe d’experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Cette centrale située tout près de la ligne de front, dans le sud de l’Ukraine, est considérée comme la plus grande d’Europe. Occupées par les Russes depuis mars, les installations se trouvent dans l'un des quatre territoires ukrainiens annexés dernièrement par la Russie.

Le gouvernement devra veiller à ce que les installations nucléaires de la centrale [...] soient acceptées comme propriété fédérale, précise le décret russe qui s’approprie également la gestion administrative de la centrale qui incombait jusqu’ici à l’opérateur ukrainien Energoatom.

Le week-end dernier, le directeur ukrainien de la centrale, Igor Mourachov, avait été arrêté et brièvement détenu par les forces russes, avant d'être relâché sans plus d’explications. Le patron d'Energoatom, Petro Kotine, assurait depuis sa succession à la centrale.

Peu après l’annonce de la prise de contrôle de la centrale par Moscou, le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a annoncé son départ immédiat pour Kiev afin d'y discuter de la mise en place d'une zone de protection autour du site qui a été la cible de tirs à plusieurs reprises depuis le début de l’invasion russe.

Moscou et Kiev s'accusent mutuellement de bombarder le site depuis plusieurs mois, faisant resurgir le spectre d'une catastrophe nucléaire majeure dans la région où l’accident nucléaire de Tchernobyl, en 1986, est encore frais dans les mémoires.

Le chef de l’AIEA, qui a visité la centrale au début septembre, réclame la mise en place d'un périmètre de sécurité, que l'Ukraine et la Russie s'engageraient à ne pas attaquer ni bombarder.

Nous partageons l'objectif, mais la question est : comment le mettre en œuvre?, a expliqué mercredi Mikhaïl Oulianov, l’ambassadeur russe auprès des organisations internationales à Vienne, en marge d'une réunion de l'alliance des producteurs de pétrole OPEP+.

M. Grossi a des idées concrètes qui seront discutées demain [jeudi] à Kiev et la semaine prochaine en Russie, a-t-il ajouté.

Avec les informations de Agence France-Presse

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