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La FCFA réclame 300 M$ de plus pour la survie des organismes francophones hors Québec

Affichette de bureau qui indique un service dans les deux langues officielles.

La FCFA réclame au gouvernement fédéral 300 M$ de plus dans le prochain Plan d’action pour les langues officielles.(Archives)

Photo : Radio-Canada

Les organismes francophones qui oeuvrent en milieu minoritaire ont plus que jamais besoin d'une aide accrue du gouvernement fédéral. Sinon, beaucoup d'entre eux vont assurément disparaître, affirme la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA).

De nombreux organismes francophones en milieu minoritaire risquent la fermeture.

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) affirme que nombre d'entre eux s'approchent d'ailleurs du point de rupture.

Une étude réalisée pour le compte de la FCFA démontre en effet que la pandémie et l’inflation des derniers mois n’ont fait qu’empirer une situation qui dure depuis des années, mettant certains organismes devant des choix déchirants sur le plan budgétaire.

C'est un véritable cri du coeur que lance mercredi la FCFA. La Fédération réclame 300 M$ de plus du gouvernement fédéral pour assurer la survie de ces organismes essentiels dans les communautés disséminées partout au pays.

La FCFA demande au fédéral d’inclure cet investissement supplémentaire dans le prochain Plan d'action pour les langues officielles 2023-2028. La présidente de la FCFA, Liane Roy, s’attend à ce que le gouvernement fédéral prenne des décisions d’ici décembre. Ce plan doit être un plan de relance pour la francophonie, dit-elle.

Organismes à risque de disparaître

Liane Roy déclare que les organismes ont la volonté et le savoir-faire pour livrer des services, mais pas la capacité.

La FCFA a mené une étude auprès de 188 organismes francophones en milieu minoritaire au Canada. Elle dresse un portrait sombre de leur réalité : personnel en nombre insuffisant et épuisé, salaires non compétitifs, difficultés de recrutement.

Ces organismes, en grande majorité, déclarent ne pas avoir le financement suffisant pour remplir leur mission. Ce vif sentiment de précarité est ressenti par des organismes francophones en milieu minoritaire de toutes les régions du pays.

« Nous savions qu’il existait un mal profond dans nos organismes. »

— Une citation de  Liane Roy, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne

Ça fait deux décennies que les institutions et organismes font plus avec moins, résume la présidente, qu’on leur demande accepter comme normal un salaire de directeur général sous la norme canadienne pour un horaire de 60 h par semaine.

Le directeur général de la FCFA insiste sur l'importance pour les communautés francophones en milieu minoritaire de recevoir un financement plus adapté à la réalité.

« Ça ne devrait pas être un sacrifice, de travailler pour un organisme communautaire, où on doit choisir entre les bonnes conditions de travail, et la cause francophone. »

— Une citation de  Alain Dupuis, directeur général de la Fédération des communautés francophones et acadienne

Le gouvernement a l’obligation d'appuyer le développement de nos communautés, et de soutenir les institutions dans les secteurs clés, rappelle la présidente de la FCFA. La fédération réclame 300 M$, soit 280 M$ pour augmenter le financement de base des organismes de la francophonie et 20 M$ dans un fonds d’innovation destiné à ces organismes.

L'avenir sera extrêmement difficile pour ces organismes sans un soutien financier adéquat, prévoit la FCFA.

La présidente de la fédération s'attend à ce que les prochains mois et années soient difficiles pour plusieurs acteurs clés en milieu minoritaire. On peut voir à l’horizon un scénario très plausible de fermeture d’organismes francophones.

Liane Roy poursuit : Ça arrivera parce qu’ils ne seront plus en mesure de combler des postes ou d’offrir des salaires décents, ou parce que les coupures de services leur feront perdre le public.

« Ce n'est pas de la science-fiction, et ce n’est pas très loin dans l’avenir. »

— Une citation de  Liane Roy, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne

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