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Toujours pas d’école à Pukatawagan après l’incendie qui a entraîné son évacuation

Nathaniel Sinclair et Nadine Sinclair.

Nathaniel Sinclair, 13 ans, et sa mère, Nadine Sinclair, attendent avec impatience la réouverture de l'école à Pukatawagan.

Photo : Radio-Canada / Austin Grabish

Radio-Canada

Près de trois mois après le feu de forêt qui a forcé les résidents à évacuer Pukatawagan, la communauté dépend toujours de générateurs pour l'électricité, et son école est fermée.

Tout ce que je fais, c'est aller dehors, ou jouer à mes jeux vidéo, raconte Nathaniel Sinclair, 13 ans, qui habite dans la communauté, aussi connue sous le nom de Nation crie Mathias Colomb.

La situation est frustrante pour Flora Dumas, qui a 28 petits-enfants. Ils ont besoin d'être entourés d'autres enfants. Ils apprennent grâce aux enseignants et aux enfants.

Chaque semaine, l’un des petits-enfants de Mme Dumas fait huit heures de train pour se rendre à Le Pas, afin d’aller à l’école.

Il a choisi [Pukatawagan] comme maison, alors cela lui brise le cœur de partir pour Le Pas. Il ne veut pas quitter ses grands-parents pour aller à l'école, mais nous n'avons pas le choix.

Flora Dumas vue de face.

Le petit-fils de Flora Dumas va à Le Pas chaque semaine en train et reste chez sa famille parce que l'école de sa communauté est fermée.

Photo : Radio-Canada / Jaison Empson

L'apprentissage à distance n'est pas facile dans cette communauté, située à 710 kilomètres au nord-ouest de Winnipeg et où tous les foyers n'ont pas accès à Internet.

Flora Dumas explique que les enfants ont tout de même des devoirs à faire, mais que cela n’est pas assez pour les occuper toute la journée.

« Ils sont en quelque sorte livrés à eux-mêmes. C'est pourquoi il y a tant de cambriolages et tant de dégâts dans les nouveaux bâtiments. »

— Une citation de  Flora Dumas, grand-mère de 28 petits-enfants

En juillet, un feu de forêt a entraîné l'évacuation de cette communauté isolée, qui compte environ 2500 habitants et a endommagé la ligne électrique qui l'alimente.

L'école de la communauté était en cours de rénovation lorsque le feu a frappé, affirme la directrice de l'éducation de Pukatawagan, Doris Castel.

Doris Castel de face.

Selon Doris Castel, la communauté doit trouver de nouvelles façons d'instruire les enfants pendant que l'école reste fermée.

Photo : Radio-Canada / Austin Grabish

Les rénovations de l'École Sakastew devaient se terminer à temps pour qu’elle ouvre en septembre, mais les ouvriers n'ont pas pu utiliser leur équipement, car les générateurs ne pouvaient fournir l'énergie nécessaire à leur utilisation.

On nous dit de conserver l'énergie et de ne pas trop en utiliser parce que nous n'avons que des générateurs au diesel, dit Doris Castel.

Hydro Manitoba a confirmé qu'elle avait demandé à la communauté, le 9 septembre, de restreindre l’utilisation de l'énergie dans la mesure du possible pour ne pas surcharger les générateurs.

Dans les jours suivants, nous avons informé les dirigeants que les activités de construction pouvaient reprendre au sein de la communauté. Cependant, nous avons recommandé que les tâches telles que la peinture soient retardées si possible, pour cette raison, déclare Bruce Owen, porte-parole d'Hydro Manitoba.

Il précise que, après avoir branché un troisième générateur la semaine dernière, le fournisseur a informé la nation crie que la consommation normale d'électricité pouvait reprendre.

Les équipes travaillent au remplacement d'environ 63 poteaux électriques endommagés par le feu de forêt et à l'élagage des arbres dangereux près de la ligne afin d'assurer sa fiabilité à long terme.

Si les conditions météorologiques le permettent, l'objectif est de remettre la ligne électrique sous tension samedi prochain, ajoute Bruce Owen.

La directrice de l'éducation, Doris Castel, dit que la société d'État aurait dû installer le troisième générateur plus tôt.

Elle n'a pas d’excuses pour ne pas l’avoir mis en place aussi vite que possible.

Elle espère que les enfants seront de retour à l'école d'ici la fin du mois d'octobre, mais il n'y a aucune garantie que la construction sera terminée d'ici là.

Le panneau et l'école en arrière-plan.

L'école devait rouvrir pour la rentrée, mais les travaux se prolongent.

Photo : Radio-Canada

« Le côté positif, c'est que nous allons enfin entrer dans une école rénovée dont on parle depuis 10 ans. »

— Une citation de  Doris Castel, directrice de l'éducation de Pukatawagan

Flora Dumas trouve qu'il est difficile de vivre sans savoir quand l'école rouvrira ses portes, parce qu’elle n’attend que cela pour que son petit-fils n’ait plus à aller à Le Pas.

Malgré la distance, l'éducation est vraiment importante pour moi et pour les enfants de notre communauté, conclut-elle.

Avec les informations de Austin Grabish

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