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Séance du conseil houleuse à Sainte-Paule

Depuis quelques mois, plusieurs démissions sont survenues au conseil municipal de Sainte-Paule. Une nouvelle directrice générale a aussi été embauchée. Il s'agit de la mère de la mairesse par intérim.

Une salle remplie de gens.

De nombreuses citoyens s'étaient déplacés pour s'informer sur les problèmes survenus au cours des derniers mois à Sainte-Paule.

Photo : Radio-Canada / Pierre Chapedlaine de Montvalon

La mairesse suppléante, Mylène Bégin, a dû répondre, mardi soir, à plusieurs questions sur les dysfonctionnements survenus au sein du conseil municipal au cours des derniers mois.

En moins d'un an, deux maires et un conseiller ont claqué la porte du conseil municipal.

Lors de son départ, la dernière mairesse élue, Johanne Deschênes, avait déploré le manque de collaboration de la part des autres conseillers.

Une quarantaine de résidents, soit environ un habitant sur six du petit village, s'était déplacée pour entendre les explications du conseil.

La mairesse par intérim, Mylène Bégin, a indiqué ne pas connaître les raisons du départ des deux derniers maires, mais a assuré travailler en équipe et faire son possible pour que la situation revienne à la normale.

Plusieurs citoyens ont aussi regretté le départ de l’ancienne directrice générale de la Municipalité, Mélissa Levasseur.

La séance publique a par contre permis de constater des dissensions entre résidents du village d'une part et villégiateurs et résidents du lac du Portage d'autre part.

Les élus municipaux de Sainte-Paule.

La mairesse suppléante, Mylène Bégin, a dû répondre à plusieurs questions sur les dysfonctionnements au sein du conseil municipal.

Photo : Radio-Canada / Pierre Chapedlaine de Montvalon

Cette fracture ressentie par certains dans la gestion de la Municipalité a été la trame de fond de plusieurs questions adressées à la mairesse suppléante.

Plusieurs résidents du village rencontrés disent ne pas se sentir bien représentés par le conseil municipal.

C'est le cas de Claude-Olivier Truchon qui réside au village.

Dans le village même, il n’y a pas beaucoup de gens. À cela s'ajoutent aussi des tensions sociales parce que les gens du village sont d’un milieu plus ouvrier tandis que ceux du lac sont plus aisés financièrement. Quand il y a des problèmes du village, qui sont négligés au profit de ceux du lac, ça crée des frustrations et évidemment avec les divisions entre riches et pauvres, ça fait ça, analyse-t-il.

Le résident du lac du Portage Guy Lemieux dit, lui aussi, constater une polarisation entre les deux secteurs de la village.

C’est vraiment pas ce que je vis, en ce qui me concerne, commente M. Lemieux. Je suis extrêmement surpris de constater ça. Ça fait un petit bout de temps que j’entends parler de ça, mais je ne savais pas que ça pouvait être aussi extrême que ça. Dans mon esprit à moi, il n’y a pas de différence qu’on habite au lac ou qu’on habite dans un rang. On est tous des habitants de Sainte-Paule

« Pour que les gens soient incisifs comme ça, je pense qu’il y a des blessures. »

— Une citation de  Guy Lemieux, résident du lac du Portage

Pour sa part, la résidente du lac Valérie Levasseur a indiqué ne pas comprendre cette fracture au sein de la municipalité, mais a demandé aux personnes présentes à la séance du conseil d'arrêter de chialer sur le lac. Elle a aussi appelé les résidents du village à s’impliquer davantage au conseil municipal.

La pancarte à l'entrée de la route du village de Sainte-Paule.

Le village de Sainte-Paule, dans l'arrière-pays de la Matanie, compte moins de 300 habitants, qui résident dans deux principaux secteurs, soit le village et le pourtour du lac du portage.

Photo : Radio-Canada

Enfin, Alfred D’Amours, qui est un résident du village, ne croit pas à ces guerres de clocher. Ce n’est pas tous les citoyens, c’est minime, assure-t-il.

Certains citoyens se sont toutefois dits satisfaits des réponses de la mairesse, comme Alfred D’Amours, un ancien conseiller municipal.

On a eu certaines réponses à nos questions. Le conseil municipal a montré une bonne ouverture, puis un bon vouloir, a-t-il indiqué.

« Les citoyens de Sainte-Paule, ce qu’ils veulent, c’est de la transparence. »

— Une citation de  Alfred d'Amours, résident de Sainte-Paule

D’autres sont ressortis déçus. C’est le cas de Claude-Olivier Truchon. J’ai trouvé que la mairesse suppléante évitait de trouver des vrais solutions à des problèmes qui sont quand même persistants. Ça m’a contrarié parce que je me dis que c’est important de travailler ces questions-là, mais au lieu de ça, elle a parlé d’unité, regrette-t-il.

Des appels à l’unité ont aussi eu lieu durant la séance.

Les conseillers municipaux présents ont refusé de commenter la rencontre.

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