•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un vignoble de Brigham lutte contre le gel… avec le vent 

Des vins québécois.

Le Vignoble de la Bauge a installé des tours à vent pour protéger sa récolte. (archives)

Photo : Radio-Canada / L'épicerie

Radio-Canada

Les risques de gel au sol pendant la nuit effraient les vignerons, qui n’ont pas terminé la récolte des raisins de la saison. À Brigham, le Vignoble de la Bauge a installé des tours à vent pour éloigner le froid. Ces dernières ont des allures de petites éoliennes d’une dizaine de mètres.

Pendant la nuit, lorsqu’il fait froid, il y a une inversion de température, la masse d’air chaude que nous avons au sol pendant la journée va monter et l'air froid qui est plus lourd va descendre. [...] Les tours à vent vont expulser l'air froid, et nous allons gagner environ deux degrés et demi pendant les nuits de gel. Parfois, c’est suffisant pour éviter que les feuilles sèchent et tombent , explique le vigneron Simon Naud.

Le vigneron souligne que ce sont les feuilles qui créent la photosynthèse et que sans elles, le raisin est moins sucré lors de la récolte.

Avant l'installation des tours à vent, Simon Naud indique qu’il fallait allumer quelques petits feux pour réchauffer les vignes.

Il y a avait une bûche aux sept mètres carrés et au moment de protéger le champ, il fallait, avec un chalumeau, allumer toutes les bûches une après les autres [...]. Imaginez un vignoble de dix hectares où il faut agir en trente minutes. Il faut avoir une armée de gens avec des chalumeaux pour tenter de protéger toutes les vignes, raconte-t-il.

Les éoliennes miniatures valent environ 50 000 dollars chacune. Il s’agit d'un investissement de taille, mais nécessaire, selon Simon Naud, puisqu’elles peuvent sauver une récolte à l'automne ou les bourgeons au printemps.

Tous les vignerons n'ont pas les mêmes techniques pour faire face au froid. À l'Orpailleur, le vigneron et copropriétaire Charles-Henri de Coussergues explique par exemple qu’il n'a pas besoin de telles infrastructures, puisqu’il récolte en dernier un cépage qui supporte très bien le gel, et qui servira à la fabrication du vin de glace. 

Au Domaine du Ridge, le gel n’est pas un problème, puisqu’il s'agit d'un des vignobles les plus au sud du Québec. La directrice générale de l’endroit, Marie-Florence Crevier-Paradis, fait toutefois remarquer que la quantité de pluie tombée cet été a nui au vignoble. Les vendanges ont dû être commencées une bonne semaine plus tard qu'à l'habitude, soit à la mi-septembre. 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !