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7 films à voir au Festival du nouveau cinéma

Huit femmes mennonites installées dans une grange regardent vers leur droite, dans une scène du film Women Talking.

Michel Coulombe recommande chaleureusement le nouveau film de la réalisatrice canadienne Sarah Polley, «Women Talking».

Photo : Facebook

Radio-Canada

Le 51e Festival du nouveau cinéma (FNC) s’ouvre ce mardi à Montréal. Près de 300 films provenant d’une cinquantaine de pays attendent les cinéphiles jusqu’au 16 octobre. En voici sept qui ont particulièrement retenu l’attention d’Helen Faradji et de Michel Coulombe, les spécialistes cinéma de Radio-Canada.

La maman et la putain, de Jean Eustache

Le FNC a décidé d’offrir au public l’occasion de (re)découvrir ce film français sorti en 1973. Se déroulant dans le Paris post-Mai 1968, La maman et la putain met en scène Alexandre, un jeune intellectuel oisif et sans le sou, qui tente maladroitement de trouver le juste équilibre dans sa vie sentimentale.

➤ Pourquoi aller le voir selon Helen Faradji? C’est un film qui a été très, très longtemps invisible pour de sombres histoires de droits. Beaucoup de gens en ont entendu parler, mais peu l’ont vu.


La femme de Tchaïkovski, de Kirill Serebrennikov

Présenté en compétition officielle au dernier Festival de Cannes, ce long métrage est centré sur la relation, dans la Russie du 19e siècle, entre la jeune Antonina Milioukova et son mari Piotr Ilitch Tchaïkovski, grand compositeur homosexuel, tyrannique et misanthrope.

➤ Pourquoi aller le voir selon Helen Faradji? Ne serait-ce que pour se rappeler que les cinéastes russes [comme Kirill Serebrennikov] ne sont pas tous à la solde du pouvoir et qu’ils sont les critiques les plus féroces de l’histoire russe.


Le cinéma de Walter Hill mis à l’honneur

Le réalisateur américain Walter Hill recevra cette année la Louve d’honneur à l’occasion de la projection de sa dernière œuvre, Dead for a Dollar.

Le cinéaste de 80 ans sera sur place afin de s’entretenir avec le public à La grande nuit des chauffeurs de feu. Cet événement spécial comprend la projection de son classique The Driver (1978) ainsi que de deux films qui s’en sont inspirés : Drive (2011), de Nicolas Winding Refn, et Baby Driver (2017), d’Edgar Wright.

➤ Pourquoi aller le voir selon Helen Faradji? Walter Hill est un vieux réalisateur de légende, qui a fait des films d’action et des westerns, mais aussi des films noirs, comme The Driver, dans les années 70 et 80.


Chasseuse de sons, de Chelsea McMullan et Tanya Tagaq

Dans ce documentaire produit par l’Office national du film du Canada, la musicienne, autrice, activiste et artiste inuk Tanya Tagaq fait découvrir au public son approche inventive et avant-gardiste du chant de gorge.

➤ L’avis de Michel Coulombe : C’est un film remarquable, puissant. On est dans la bulle de quelqu’un qui, sur scène, n’a pas de réserve et qui entre dans un état second. C’est d’une grande intimité, et en même temps, il y a un vrai discours politique sur les droits des peuples autochtones.


Klondike, de Maryna Er Gorbach

Dès le printemps, le FNC avait décidé de projeter des films ukrainiens à son prochain festival. Parmi ceux-ci, Klondike s’inspire en partie de l’écrasement du vol MH17 en Ukraine. Cette fiction raconte l’histoire d’un couple qui attend la naissance de son premier enfant. Lorsqu’un avion de ligne s’écrase tout près de leur maison, l’homme veut s’enfuir tandis que la femme souhaite rester.

➤ L’avis de Michel Coulombe : Notre regard sur l’Ukraine est bien sûr chargé de ce que l’on comprend des rapports entre les Russes et les Ukrainiens. Présenté à Sundance et à Berlin, le film se sert de ce rapport très tendu dans les régions de l’Est, récemment annexées par Poutine, entre des gens qui défendent la souveraineté ukrainienne et d’autres qui font des compromis.


Women Talking, de Sarah Polley

Adapté du roman éponyme de l’autrice manitobaine Miriam Toews, Women Talking porte sur un groupe de femmes mennonites qui se réunissent pour discuter et réagir à une série d’agressions sexuelles commises par des hommes dans leur communauté religieuse.

➤ L’avis de Michel Coulombe : C’est fabuleux! Une prise de parole de femmes qui sont soumises à la violence des hommes et qui doivent prendre une décision collectivement, de façon démocratique.


Theodore Ushev : Liens invisibles, de Borislav Kolev

Dans ce documentaire, Theodore Ushev, cinéaste d’animation canadien d’origine bulgare, se rend dans son pays natal pour y relater des moments marquants de sa vie tout en réfléchissant aux divers courants artistiques marginaux qui l’ont influencé.

Le film le montre aussi en train de tourner son premier long métrage en prises de vues réelles, PHI 1.618, également présenté au FNC.

➤ L’avis de Michel Coulombe : Theodore est quelqu’un d’assez complexe. Dans ce film, on remonte à ses origines : le totalitarisme dans lequel il a vécu, le mouvement punk dont il a fait partie, l’influence qu’ont eue sur lui les VHS sur lesquels les films circulaient [clandestinement] dans son pays. Il explique que dans ses films, parfois, il y a un petit grain, quelque chose de voilé dans l’image, parce que son rapport au cinéma est littéralement teinté par l’imagerie des mauvaises copies VHS.

La programmation complète du Festival du nouveau cinéma est accessible en ligne (Nouvelle fenêtre).

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