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La Cour supérieure autorise Longueuil à tuer les cerfs du parc Michel-Chartrand

Une chasse contrôlée à l’arbalète sera organisée cet automne afin de réduire la population de cerfs.

Un cerf semble chercher de la nourriture parmi les feuilles mortes sur le sol.

L’organisme Sauvetage Animal Rescue envisage de porter le jugement en appel.

Photo : Radio-Canada / Bernard Barbeau

Après moult rebondissements, la Cour supérieure permet finalement l’abattage des cerfs du parc Michel-Chartrand, à Longueuil, une procédure qui était contestée devant les tribunaux par des défenseurs des droits des animaux.

Dans la foulée de la décision judiciaire rendue mercredi, la Ville de Longueuil a annoncé le maintien de son échéancier en regard de l'opération de réduction du cheptel de cerfs au parc Michel-Chartrand.

Une chasse à l’arbalète sera donc organisée à l'automne afin de régler le problème de surpopulation qui nuit à l’écosystème du parc. Le broutage intensif des cervidés contribue à la dégradation écologique de cet espace vert, indique la décision de justice en citant un rapport de la Ville.

De son côté, l’organisme Sauvetage Animal Rescue, représenté par l’avocate Anne-France Goldwater, envisage de porter le jugement en appel, indique cette dernière.

Des citoyens mécontents du sort réservé aux cerfs ont également lancé une pétition en ligne cet été intitulée stérilisons, soignons, et relocalisons nos cerfs de Virginie de Longueuil, qui a récolté plus de 2700 signatures.

Le cheptel recensé dans le parc serait en surpopulation grave. Sa taille a triplé depuis 2017, alors que la superficie du lieu, de 1,8 km2, ne peut accueillir que de 10 à 15 cerfs. Ils seraient actuellement plus d’une centaine, résument les documents de cour.

Un mécontentement irrecevable

L’organisme Sauvetage Animal Rescue et une résidente de Longueuil, Florence Meney, reprochent à la Ville de Longueuil de vouloir recourir à une méthode létale pour réduire la taille du cheptel alors que d’autres mesures moins radicales, comme la capture et la relocalisation des animaux, seraient possibles.

Selon la décision de justice, toutefois, la légalité de la capture des cerfs n’a pas été établie, ce qui la disqualifie comme solution de remplacement recevable.

Autre rejet évoqué dans le document judiciaire, le mécontentement général envers le processus décisionnel municipal des plaignants, irrecevable aux yeux du juge Garin.

« Les reproches des Demandeurs quant à la procédure suivie ressemblent davantage à un mécontentement général envers le processus décisionnel municipal qu’un moyen juridique susceptible d'être retenu. »

— Une citation de  Extrait de la décision de la Cour supérieure du Québec

Saga judiciaire

En juin, la Ville de Longueuil a suspendu temporairement l'euthanasie de quelque 70 cerfs prévue pour l’automne, le temps de tenir un débat devant les tribunaux.

Un mois plus tard, Longueuil a annoncé recourir à une chasse à l'arbalète et a reçu, quelques semaines plus tard, le permis du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec autorisant la chasse contrôlée à l'arbalète de plus de 100 cerfs.

Initialement, la stratégie municipale était toutefois de capturer et d'euthanasier quelque 70 chevreuils en janvier ou février 2022, avant la période de mise bas au printemps. Or, des problèmes techniques limitant l’efficacité de l’opération avaient entraîné son report à l’automne.

Le nouveau plan d'intervention complet, avec les dates de fermeture du parc, sera communiqué à la population prochainement, et ce, avant le début des périodes de chasse, a indiqué la Ville.

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