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Démantèlement d’un campement sur le terrain du Palais législatif du Manitoba

Des agents de conservation de la faune et des policiers ont procédé au démantèlement d'un campement au Palais législatif, le 4 octobre 2022.

Des agents de conservation de la faune et des policiers ont procédé au démantèlement d'un campement au Palais législatif, mardi.

Photo : Radio-Canada / Jérémie Bergeron

Radio-Canada

Des policiers du Service de police de Winnipeg ont prêté main-forte, mardi après-midi, au personnel du gouvernement pour procéder au démantèlement d'un des camps présents au Palais législatif du Manitoba.

Une cinquantaine de policiers ont été vus sur le côté sud du terrain, dont une poignée d'agents de l'équipe d'intervention tactique, portant des boucliers et des casques.

Le Service de police de Winnipeg a fourni un environnement de travail sécuritaire aux agents de sécurité de l'Assemblée législative du Manitoba pour le démantèlement des structures situées sur le côté nord du terrain, écrit le Service de police de Winnipeg dans un communiqué de presse.

Les deux tipis ont été démantelés.

Avant l'opération, le personnel du Palais législatif a été aperçu en train d'ériger des clôtures autour du terrain, du côté nord. Ces clôtures ont été renforcées pour empêcher un retour des manifestants.

Le ministre de la Justice du Manitoba, Kelvin Goertzen, explique que la police a été impliquée pour faire respecter la législation provinciale, qui interdit l'érection de structures permanentes sur le terrain du Palais législatif.

Il y a eu des préoccupations concernant la sécurité, et des préoccupations croissantes au cours des dernières semaines, a-t-il affirmé, après la période de questions de mardi.

Nous voulons que ce soit un endroit où les gens se sentent en sécurité pour visiter le site, se réunir, travailler et manifester, parce que c'est un endroit approprié pour manifester, affirme M. Goertzen.

Il y a des problèmes de sécurité lorsque les gens viennent et ne partent pas. Ces problèmes ont été démontrés au cours des dernières semaines, poursuit le ministre de la Justice, ajoutant qu'il y a eu des arrestations récemment.

Au cours des dernières semaines, il y a eu des arrestations de personnes qui tentaient de faire grossir le campement, des arrestations de personnes qui avaient des mandats contre eux, des arrestations de personnes qui utilisaient des objets pouvant être utilisés comme armes dangereuses, a-t-il soutenu, sans donner d'autres détails.

Dans le communiqué, la police indique avoir trouvé des armes sur le site.

Tentative ratée d'amplifier la présence des manifestants

Lundi, les manifestants du campement du côté nord ont tenté de construire un troisième tipi et ont lancé un appel sur les médias sociaux pour obtenir de l'aide.

Plus d'une vingtaine de policiers sont intervenus, lundi, sur le terrain du Palais législatif, pour l'en empêcher.

La police de Winnipeg fait état de sept arrestations pour les événements de lundi, soit quatre hommes et trois femmes, âgés entre 27 ans et 55 ans.

Ils ont été accusés d'entrave aux agents de la paix et d'avoir déposé des objets sur le terrain du Palais législatif dans le but d'un séjour prolongé.

Dans son communiqué de presse, mardi, la police indique que les manifestants ont été avertis de cesser d'apporter du matériel au campement, car cela était contraire à la Loi sur la sécurité de la cité législative.

Malgré les avertissements verbaux, le groupe a formé une longue chaîne humaine, empêchant les agents de s'acquitter de leurs tâches et créant une diversion permettant à des gens d'amener des poteaux de bois, notamment.

Le 17 août, des avis d'expulsion avaient été distribués aux manifestants des campements des côtés nord et est du Palais législatif.

Un des campements est installé depuis juin 2021. Il a vu le jour après la découverte de tombes anonymes non marquées sur les sites d'anciens pensionnats à Kamloops, en Colombie-Britannique, notamment.

Le second camp a vu le jour en juin dernier et défendait diverses causes, allant des pensionnats pour Autochtones aux restrictions sanitaires en passant par des conflits au Moyen-Orient.

Avec les informations de Jérémie Bergeron, CBC et de La Presse canadienne

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