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Un troisième processus d’embauche pour trouver un vérificateur général à Saguenay

L'hôtel de ville de Saguenay au début de l'automne.

L'hôtel de ville de Saguenay

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Après avoir déboursé plus de 40 000 $ en honoraires professionnels pour recruter un nouveau vérificateur général (VG), la Ville de Saguenay doit de nouveau retourner à la case départ. Un candidat à qui le service des ressources humaines a offert le poste s’est désisté à la dernière minute, il y a deux semaines.

Ce récent dénouement prend des airs de déjà-vu, puisque le même scénario s’est produit au courant de l’été.

Le conseiller municipal et président de la commission des ressources humaines de Saguenay, Martin Harvey, rappelle que la Ville avait embauché une firme, EPSI, spécialisée en gestion de talents et en accompagnement stratégique, pour dénicher un successeur à Sylvie Jean. Elle est partie à la retraite en avril. Cette entreprise a déniché trois candidats. Un seul a été retenu pour l’étape suivante : les tests psychométriques. Il s’est désisté à ce moment, ce qui a freiné les ardeurs de la Ville, qui souhaitait nommer son nouveau vérificateur général (VG) à la mi-juillet.

Des chasseurs de têtes de la région de Montréal sont ensuite entrés en scène pour proposer des candidatures. Une personne de Québec, qui détenait toutes les qualifications nécessaires, a été invitée à se soumettre à une entrevue et aux tests requis. Le candidat a accepté le poste, puis s’est ravisé la semaine suivante.

Le processus se poursuit avec les mêmes chasseurs de têtes.

Ça allait bien, jusqu’à tant qu’il dise qu’il ne voulait pas le poste pour des raisons familiales. On en a passé un seul en entrevue. Ce n’est vraiment pas évident à trouver. On relance le processus pour une troisième fois, a déploré Martin Harvey. Il explique que d'autres villes de taille semblable à Saguenay éprouvent également des problèmes de recrutement.

Depuis près de six mois, la Ville enfreint la Loi sur les cités et villes, laquelle oblige les municipalités de plus de 100 000 habitants à se doter d’un vérificateur général dans un délai d’un mois suivant une vacance. Un rapport mensuel doit donc être fourni au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec.

Des audits nécessaires

La présence d’un vérificateur général municipal permet la réalisation d'audits au sein de services compris dans l’appareil municipal afin d’en améliorer le fonctionnement. Peu avant son départ, Sylvie Jean avait d’ailleurs déposé un rapport touffu qui a permis de relever des lacunes dans la gestion et la gouvernance de la Société de transports du Saguenay (STS). Après le dépôt du rapport contenant plus de 70 recommandations, le directeur général, Jean-Luc Roberge, a été suspendu avec solde, puis congédié. L’année précédente, le conseil d’administration de l’organisme financé à hauteur de 12 millions de dollars par la Ville s’était toutefois dit satisfait du travail accompli par son DG et avait entériné, par voie de résolution, le renouvellement de son contrat.

Lors du dépôt du rapport, Sylvie Jean avait précisé que l’objectif de son audit sur la STS n’était pas de faire rouler des têtes, mais bien d’améliorer le fonctionnement interne de l’organisme dans un dessein d’amélioration et d’efficience.

La cause de Jean-Luc Roberge, qui conteste son congédiement, sera entendue le 18 octobre par un juge du Tribunal administratif du travail (TAT) au palais de justice de Chicoutimi. 

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