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Une marche calgarienne à la mémoire des femmes autochtones disparues ou assassinées

Un groupe de personnes réunies à la place Olympique de Calgary, le 4 octobre 2022.

Après une marche au centre-ville, les participants se sont réunis à la place Olympique de Calgary.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Leblanc

Pour une 19e année, des centaines de personnes se sont réunies pour le vigile des Sœurs de l’esprit à Calgary mardi matin. Un rassemblement et une marche a eu lieu au centre-ville pour honorer les femmes et les filles autochtones assassinées ou disparues.

Plus de 1000 filles et femmes autochtones ont été assassinées ou portées disparues dans les 40 dernières années.

Ces événements traumatisants, Stephanie English, originaire de la Première Nation Piikani, les connaît bien.

J’ai perdu mes deux filles en 2016 et 2017. J’ai perdu deux cousines en 2015.

« Je viens à Calgary chaque année pour prendre part à la marche. C’est le seul moyen pour que les gouvernements nous entendent. »

— Une citation de  Stephanie English, participante

Cette vigile vécue avec des centaines de personnes lui permet de soigner certaines blessures du passé. Ma fille a été assassinée, le corps de ma fille a été découpé et, à ce jour, ses membres se trouvent toujours dans une décharge.

Stepjanie English, sur une place publique, le 4 octobre 2022.

Stephanie English a perdu plusieurs membres de sa famille, assassinés ou disparus.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Leblanc

C’est très important pour moi d’être ici et de partager mon histoire avec d’autres personnes, d’autres frères et sœurs qui souffrent encore, afin de les encourager à continuer à vivre de manière positive et saine, ajoute-t-elle.

Les personnes qui prenaient part au vigile ont débuté leur marche au centre-ville pour s’arrêter à la place Olympique, devant l’hôtel de ville. Là, ils ont écouté des membres de la communauté autochtone partager leur histoire après une prière.

Plusieurs personnes qui ont connu une femme autochtone assassinée ou disparue ont pris la parole.

Pour un changement

Les organisateurs de l’événement revendiquent un meilleur système de justice et le respect des droits de la personne des Autochtones.

Chantal Chagnon, qui fait partie de l’organisation, espère voir les différents niveaux de gouvernements en faire davantage pour réduire les taux de violence envers les femmes autochtones.

On met de la pression sur les politiciens. Chaque année, nous allons continuer à marcher jusqu’à ce que toutes les familles trouvent la paix et des réponses. Mais aussi, pour que nos filles et nos femmes arrêtent de vivre ce qu’elles vivent.

Selon elle, un plan d’action concret est nécessaire pour améliorer la situation.

J’aimerais voir la mise en place de politiques, telles que des programmes de thérapie, de prévention [et] de lutte contre la toxicomanie, fondées sur un modèle de guérison holistique et conformes aux connaissances autochtones ou encore des programmes visant à mettre fin à l'itinérance.

Selon Chantal Chagnon et Stephanie English, il reste du travail à faire pour régler la situation, mais il y a eu une amélioration au cours des dernières années.

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