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L’ex-chef de la Commission des droits de la personne poursuit le gouvernement albertain

Capture d'écran d'une vidéo faisant un gros plan sur Collin May.

Collin May a pris la tête de la Commission des droits de la personne de l'Alberta à la mi-juillet 2022.

Photo : YouTube/YourAlberta

Radio-Canada

Collin May, qui a été démis de ses fonctions comme chef de la Commission des droits de la personne de l'Alberta le mois dernier, poursuit le gouvernement albertain pour plus de 2 millions de dollars, alléguant qu’il a été congédié de manière injustifiée. Collin May a été plongé dans la controverse lorsque des commentaires jugés islamophobes par certains ont refait surface cet été.

En 2009, l’avocat de Calgary et ancien étudiant en philosophie islamique a écrit une revue du livre de l’historien Efraim Karsh, Islamic Imperialism: A History (Histoire de l’impérialisme islamique). Il y mentionne entre autres l’affirmation de l’auteur selon laquelle l’islam est une religion de nature militariste.

Quelque temps après l’annonce de la nomination de Collin May pour cinq ans à la tête de la Commission des droits de la personne, en mai 2022, ses propos ont refait surface dans un article du blogue The Progress Report. Le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC) et le Nouveau Parti démocratique (NPD) de l’Alberta ont jugé ces propos comme étant islamophobes et ont tous deux appelé à sa démission.

Dans sa poursuite, Collin May affirme qu’il a tenté de collaborer avec les parties impliquées. Il aurait initialement tenté de faire une déclaration affirmant qu’il [adhérait] aux valeurs fondamentales de la commission et [était] en désaccord avec plusieurs des déclarations de l’auteur, qui [lui] étaient maintenant faussement attribuées. Celle-ci aurait été bloquée par d’autres employés de la Commission.

Il allègue qu’il a été victime d’une campagne organisée contre lui, notamment par le Conseil national des musulmans canadiens, le NPD albertain, d’autres employés de la Commission des droits de la personne. Il affirme avoir été ciblé pour des raisons politiques.

Collin May allègue également que le ministère de la Justice de l'Alberta, qui l’a embauché, ne lui a pas fourni le soutien nécessaire pour régler l’affaire, a interféré dans le dossier et a mis fin à son contrat sans justification. Selon lui, il s’agissait là de mauvaise foi et de représailles.

Ces allégations n’ont pas été prouvées en cour.

Collin May réclame 2 125 000 $

Le plaignant allègue que cette affaire lui a causé un stress physique et psychologique important, a nuit à sa réputation et lui a fait perdre des occasions d’emploi, comme une charge de cours à l’Université de Calgary.

Il réclame au gouvernement 2 125 000 $ au total pour rupture de contrat, les dommages en découlant et des dommages punitifs.

Le Conseil national des musulmans canadiens n'a pas répondu à nos demandes de commentaires. Le gouvernement albertain a, quant à lui, refusé d'en faire, puisque l’affaire est devant les tribunaux.

Collin May a publié des propos ouvertement racistes et islamophobes. Le gouvernement conservateur uni l’en a tenu responsable, mais tardivement. Les insinuations de M. May ne sont qu’une tentative de distraction de son propre comportement, a affirmé le porte-parole du NPD en matière de Justice, Irfan Sabir.

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