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François Legault veut travailler avec les chefs d’opposition, élus ou non

Le premier ministre tend aussi la main aux communautés culturelles et aux Montréalais, après une campagne « divisive ».

François Legault en point de presse.

François Legault prend la parole, au lendemain de la réélection de la CAQ comme gouvernement.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Il a formulé cette promesse à la fin de la campagne électorale. Il a répété cette promesse dans son discours, lundi soir. Et il a reformulé cette même promesse mardi, au lendemain de sa victoire étincelante. Réélu premier ministre au terme d'une campagne qu'il qualifie lui-même de « divisive », François Legault tend la main aux chefs des principaux partis d'opposition, élus ou non.

Ce que je veux, c’est de rencontrer d’abord les chefs. Et oui, s’il y a de bonnes suggestions, les prendre. On est tous là pour travailler pour le bien des Québécois, a déclaré François Legault en point de presse mardi, reconnaissant que c'est toujours "divisif", une campagne électorale.

Il a ensuite énuméré les dossiers spécifiques sur lesquels il souhaite travailler avec chacun des chefs : avec la leader libérale Dominique Anglade, ce sera l'économie, avec le co-porte-parole de Québec solidaire (QS) Gabriel Nadeau-Dubois, ce sera l'environnement, et avec le chef péquiste nouvellement élu Paul St-Pierre Plamondon, ce sera la protection du français.

Et enfin, pourquoi pas, avec Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), même s'il n'a pas été élu. François Legault se dit ouvert à discuter avec lui des façons d'améliorer l'efficacité de l'État. C'est un des points qu'on a en commun, a-t-il souligné, tandis que les deux hommes ont semblé aux antipodes pendant la campagne.

Quand je lui ai parlé hier, il semblait ouvert à ce qu’on travaille ensemble. Ça peut prendre différentes formes. L’idée, c’est de se rencontrer régulièrement, a indiqué le premier ministre, qui s'est toutefois montré peu ouvert à faire une place à Éric Duhaime à l'Assemblée nationale, comme ce dernier le souhaiterait. Ce n’est pas évident qu’on peut permettre à des gens non élus de faire des points de presse à l’Assemblée nationale, a commenté M. Legault.

Quant à Dominique Anglade, s’il y a une personne qui est prête à collaborer, c’est bien moi, a-t-elle réagi en mêlée de presse mardi, informée du commentaire de M. Legault. Cependant, il va falloir qu’il me dise comment il veut collaborer, a-t-elle ajouté. Je l’ai dit depuis le départ, il faut savoir nommer les choses, savoir reconnaître les enjeux. En termes économiques, on a des enjeux qui sont sérieux par rapport à la pénurie de main-d’œuvre.

Le premier ministre a par ailleurs fait savoir qu'il avait l'intention de travailler sur une réforme parlementaire afin d'améliorer le rôle de chacun des 125 députés de l'Assemblée nationale, autant dans le gouvernement que dans l'opposition. Quant à la réforme du mode de scrutin, je me suis engagé à ne pas ouvrir ce débat-là, et je vais respecter tous mes engagements, a-t-il dit d'un ton expéditif, passant sous silence le fait qu'une telle réforme était l'un de ses engagements en 2018.

Au-delà des chefs d'opposition, M. Legault s'est aussi dit prêt à tendre la main aux communautés culturelles, après quelques déclarations maladroites concernant les immigrants pendant la campagne. C’est certain que c’est toujours délicat de parler d’immigration, mais on doit ensemble […] arrêter le déclin du français. Je pense qu’on est capables de se parler.

Je tiens à redire ce que j’ai dit hier soir : je vais être le premier ministre de tous les Québécois. De toutes les régions, de tous les âges et de toutes les origines, a affirmé en point de presse le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Se rapprocher des Montréalais

Sur la carte du Québec, c'est un petit îlot rouge zébré d'orange, avec, en prime, un point bleu PQ pour symboliser l'entrée du chef Paul St-Pierre Plamondon à l'Assemblée nationale en tant que député de Camille-Laurin. L'île de Montréal a encore une fois résisté à la déferlante caquiste, qui a gagné du terrain partout Québec.

Dans la métropole, où habitent plus de deux millions de personnes, soit près du quart de la population québécoise, seulement deux députés caquistes ont été élus sur 27 sièges : Chantal Rouleau dans Pointe-aux-Trembles et Karine Boivin Roy dans Anjou–Louis-Riel.

Le premier ministre s'est toutefois montré rassurant. On va trouver des façons de se rapprocher des Montréalais, a-t-il promis, invoquant ses propres origines montréalaises. Le premier ministre habite à Montréal. Je pense que je peux contribuer personnellement à rapprocher le gouvernement de Montréal.

M. Legault n'a toutefois pas voulu préciser s'il s'agira d'un rôle officiel ou officieux. On a bien travaillé avec Valérie Plante, la mairesse, et on va continuer, a-t-il simplement indiqué, soulignant que si on souhaite rattraper l'écart de richesse avec l'Ontario, Montréal doit bien performer économiquement.

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