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Faute de logement, de plus en plus d’Albertains dorment dans leur véhicule

Courtney Dahoy, photographiée à l'arrière de son véhicule.

En attendant de trouver une solution à sa situation, Courtney Dahoy continue d'utiliser sa voiture comme logement. Elle aime écouter de la musique pour ne pas flancher.

Photo : Radio-Canada / Paula Duhatschek

Radio-Canada

Ayant déménagé à Calgary pour son travail cet été, Courtney Dahoy a du mal à y trouver un logement. Le coût de la vie et les loyers élevés font partie des facteurs à l'origine de la situation de la femme de 34 ans.

Avant, on pouvait trouver un logement pour entre 500 $ et 600 $, dit Courtney Dahoy. L'artiste et travailleuse dans le domaine de l’organisation d'événements ajoute qu’il lui faudra désormais débourser au moins 800 $ ou 900 $ pour se loger, mais, que, même à ce prix-là, il est parfois difficile de trouver un toit.

Malgré la lassitude et le découragement que cette situation peut entraîner, Courtney Dahoy pense pouvoir arriver à trouver un logement adapté à son budget.

Loger dans son VUS, la solution immédiate

En attendant que ses nombreuses recherches sur Internet aboutissent, elle vit dans son véhicule utilitaire sport (VUS), comme d’autres personnes dans la même situation. C'est presque devenu une tendance en ce moment, note-t-elle.

Cette « tendance » est toutefois difficile à chiffrer, faute de données sur le nombre de personnes qui n'ont pas d'adresse fixe, qui dorment dans leur voiture, ou qui trouvent d'autres arrangements temporaires à Calgary.

Toutefois, à en croire certains organismes communautaires, ces personnes sont de plus en plus nombreuses.

L’organisme YWCA Calgary, par exemple, indique que son équipe de sensibilisation a remarqué que de plus en plus de victimes de violence domestique vivaient dans leur véhicule, faute de logement abordable.

Selon Trystan Taylor, un employé d'un terrain de camping de Calgary, le nombre de personnes envisageant d'y vivre pour des raisons autres que récréatives a été multiplié par trois par rapport aux saisons précédentes.

Professeure de travail social à l'Université de Calgary, Jeannette Waegemakers Schiff dit ne pas en être surprise. Tout en mentionnant que les contrecoups de la pandémie et l'inflation figurent parmi les principales causes, elle évoque également la responsabilité des pouvoirs publics.

« Il faut qu'il y ait la volonté politique de dire que le logement devient une responsabilité sociale et pas seulement un privilège. »

— Une citation de  Jeannette Waegemakers Schiff, professeure de travail social

Malgré la crainte de l'hiver qui se profile, Courtney Dahoy veut rester positive. Quand tout semble sans issue, la musique devient son unique exutoire : le titre You Won't Break My Soul, de Beyoncé, tourne alors en boucle dans sa tête. Pour ne pas déprimer, confie-t-elle.

Avec les informations de Paula Duhatschek

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