•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mandat fort et grandes attentes au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Éric Girard qui jubile.

Éric Girard continuera de représenter les citoyens de Lac-Saint-Jean pour les quatre prochaines années.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Le message envoyé à la Coalition avenir Québec (CAQ) est clair en provenance de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean au lendemain des élections provinciales. Puisque ce parti a raflé les cinq circonscriptions régionales, les acteurs du milieu s’attendent maintenant à ce que les annonces se concrétisent.

Les cinq députés régionaux de la Coalition avenir Québec (CAQ) ont tous obtenu plus de la moitié des suffrages.

Dans Chicoutimi, Andrée Laforest a reçu le plus grand appui populaire (62 %) parmi les 90 députés de la CAQ. En deuxième place arrive la recrue régionale qui a fait basculer le bastion péquiste de Jonquière, Yannick Gagnon, avec 59 % des votes.

Sur une base proportionnelle, leur majorité dépasse même celle de leur chef, François Legault, qui a récolté 58 % d’appuis dans sa circonscription de L’Assomption.

Malgré le pincement au cœur lié à la défaite de son parti, le député péquiste sortant de Jonquière, Sylvain Gaudreault, reconnaît que la démocratie a parlé et estime que le gouvernement de la CAQ devrait entendre le message en provenance de la région.

« Historiquement, quand le Saguenay–Lac-Saint-Jean a eu cinq députés d’un même parti, il y a toujours eu deux ministres : un au Saguenay et un ministre du côté du Lac-Saint-Jean. »

— Une citation de  Sylvain Gaudreault, ancien député péquiste de Jonquière

La vice-présidente et directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay–Le Fjord, Sandra Rossignol, estime que l’important est que la région ait une voix forte à Québec.

Les cinq candidats caquistes vont avoir un dialogue sain et parler d’une seule voix au gouvernement. On espère qu’on pourra tirer notre épingle du jeu, mais ce qu’il faut, c’est une voix forte, a fait valoir Mme Rossignol.

Elle souhaite voir du mouvement dans les dossiers provinciaux comme l’immigration, le logement et la pénurie de main-d’œuvre. Sur la scène régionale, elle s’attend à des actions concrètes dans le développement de la zone d’innovation en aluminium, au site industrialo-portuaire de Grande-Anse ainsi que dans le projet Elysis.

« Il y a eu des annonces et, maintenant, il faut mettre la main à la pâte pour que ces annonces-là deviennent réalité. »

— Une citation de  Sandra Rossignol, directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord

Une page d’histoire péquiste se tourne

Pour la première fois en près de 50 ans, le Parti québécois (PQ) n’est aucunement représenté dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Les candidats du PQ sont arrivés deuxièmes dans les cinq circonscriptions.

Il y a des vagues en politique, c’est ce qu’on a vécu, a conclu l’ancien député de Chicoutimi et ministre péquiste, Stéphane Bédard, en entrevue à C’est jamais pareil.

« Le Parti québécois est en reconstruction face à un parti bien établi. Il est dur de voir que cette vieille tradition a trouvé un point de rupture, mais il y a de l’espoir, parce que le chef Paul St-Pierre Plamondon représente aussi l’avenir. »

— Une citation de  Stéphane Bédard, ancien député du Parti québécois dans Chicoutimi

Selon lui, sa formation reste la solution de rechange pour les électeurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean, où le vote nationaliste reste fort.

Son ancien collègue Sylvain Gaudreault pense lui aussi que tout n’est pas perdu pour le PQ.

C’est un mouvement de plaques tectoniques sur le plan politique qui n’est pas juste vrai au Saguenay–Lac-Saint-Jean mais qui est vrai dans l’ensemble du Québec. Ça ne veut pas dire que la cause de l’indépendance, la pertinence de l’indépendance, est moins présente. Pour moi, ça demeure un enjeu fondamental, et il faut continuer d’en parler, a soutenu M. Gaudreault dans une entrevue sur les ondes de ICI RDI.

En ce sens, il invite d’ailleurs la CAQ à aller au bout de ses valeurs nationalistes et les députés du Saguenay–Lac-Saint-Jean à défendre les positions des gens de la région.

La mairesse de Saguenay se réjouit

La mairesse de Saguenay, Julie Dufour, dit avoir hâte de travailler avec les trois députés de la Coalition avenir Québec élus lundi dans les trois circonscriptions de Saguenay.

Elle qualifie d’exceptionnelle la performance de la ministre régionale sortante, Andrée Laforest. La mairesse s’est également dite très heureuse de l’élection de Yannick Gagnon dans Jonquière.

Julie Dufour a profité de la séance du conseil municipal de Saguenay pour lancer un message aux trois députés alors que François Legault a promis des investissements de 117 millions de dollars au port de Saguenay.

J’ai déjà hâte d’avoir un chèque de 117,2 millions de dollars pour la ZIP, un engagement que nous avons eu pendant la campagne électorale. Et comme je suis d’une persévérance fort tannante, je ne lâcherai pas tant qu’on n’aura pas notre chèque, a déclaré la mairesse peu après l’ouverture de la séance mensuelle du conseil municipal.

Mme Dufour espère que les trois députés sauront défendre la région. Elle a également rappelé sa demande d’obtenir plus de fonds de Québec pour aider les municipalités à faire face à l’inflation et pour améliorer les services aux citoyens.

Avec Mélyssa Gagnon et Myriam Gauthier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !