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Rien n’était joué pour QS dans Sherbrooke, selon un politologue

Christine Labrie est entourée de journalistes.

Christine Labrie conserve son siège en Estrie.

Photo : Radio-Canada / Daniel Mailloux

Radio-Canada

La victoire de Christine Labrie n’était pas gagnée d'avance, selon un politologue et professeur au Cégep de Sherbrooke, Antonin-Xavier Fournier. Un fort vote caquiste à l'échelle nationale menaçait le siège solidaire dans Sherbrooke, explique-t-il, mais l’équipe de bénévoles sur le terrain a su changer le cours des choses pour la députée solidaire.

Le vote national détermine toujours le vote dans les circonscriptions. [...] Si la CAQ avait été supérieure à 40 % dans le résultat du vote, Mme Labrie aurait été en difficulté. [...] Malgré le score très fort de la CAQ, Mme Labrie a réussi à conserver son siège. Sincèrement, c’est tout un exploit, a expliqué Antonin-Xavier Fournier au micro de Par ici l’info.

Cependant, pour cet analyste, les résultats obtenus par les quatre autres partis ne sont pas une surprise.

Avec une opposition aussi divisée qu'elle l'est actuellement au Québec avec les quatre autres partis, ça ne peut donner que des résultats comme celui qu’on connaît, explique Antonin-Xavier Fournier.

Le mode de scrutin à revoir?

Avec 41 % du vote populaire, la CAQ rafle 90 des 125 circonscriptions, soit 72 % des sièges. De nombreux questionnements reviennent à la surface en ce qui concerne la représentativité et le mode de scrutin québécois. Promise puis abandonnée pendant le mandat de François Legault, la réforme proportionnelle ne serait pas plus envisageable pour un parti aussi fort que la CAQ avec le mode majoritaire actuel, selon Antonin-Xavier Fournier.

Chaque fois que nous avons un parti au pouvoir, que ce soit les libéraux à Ottawa, le Parti québécois en 1976 ou la CAQ en 2018, il est tellement avantagé dans le système [que] c'est très difficile d'annoncer au caucus que plusieurs sièges seront en jeu aux prochaines élections, explique le politologue.

Même si le mode de scrutin majoritaire dont le Québec est doté a de nombreux défauts selon plusieurs, Antonin-Xavier Fournier explique que ses qualités sont non négligeables.

Notre système électoral a de grands défauts au chapitre de la représentation, mais il a quand même de très grandes qualités pour ce qui est de la stabilité et de la capacité qu'aura le gouvernement à mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu, souligne-t-il.

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