•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’Université Laurentienne veut rendre publiques des lettres jusque là gardées secrètes

Des personnes marchent vers un bâtiment sur le campus de l'Université Laurentienne.

L'Université Laurentienne va rendre publiques des lettres échangées avec le ministère des Collèges et Universités.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Radio-Canada

L’Université Laurentienne fait volte-face et va demander que des lettres jugées protégées par le secret professionnel soient rendues publiques.

L’Université va présenter une motion lors d'une audience devant les tribunaux mercredi pour demander de rendre les deux lettres publiques.

Les lettres, qui ont été échangées entre la Laurentienne et le ministère des Collèges et Universités, datent de la fin janvier 2021, juste avant que l'Université n'invoque la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, le 1er février de la même année.

En raison de son processus de restructuration, la Laurentienne a supprimé 69 programmes en avril 2021, et près de 200 membres du personnel et du corps professoral ont perdu leur emploi.

La députée de Nickel Belt, France Gélinas, affirme que cette décision est une étape pour montrer de la bonne foi après que même la vérificatrice générale de l'Ontario, Bonnie Lysyk, et l'Assemblée législative de la province se soient vu refuser l'accès à ces lettres précédemment.

Elle est en conférence de presse.

La vérificatrice générale de l'Ontario, Bonnie Lysyk, enquête sur la crise financière de l'Université Laurentienne.

Photo : Radio-Canada / Matéo Garcia-Tremblay

Mme Lysyk a préparé un rapport sur les questions qui ont mené aux problèmes financiers de la Laurentienne, que Mme Gélinas a dit vouloir déposer lorsque l'Assemblée législative reprendra ses travaux le 25 octobre.

Dans la version préliminaire du rapport que Mme Lysyk a soumis à l'Assemblée législative en avril 2022, la vérificatrice générale a indiqué que la hausse des dépenses de la Laurentienne de 2010 à 2020, ainsi que la mauvaise gestion de ses affaires financières, ont été des facteurs importants de son insolvabilité.

Des lettres qui ont déjà été coulées

Mme Gélinas, qui siège au comité des comptes publics de la province, affirme que le contenu des deux lettres a déjà été divulgué à Mme Lysyk afin qu'elle puisse en tenir compte dans son rapport.

Mme Gélinas ajoute qu'elle a vu les lettres et, sans entrer dans les détails de leur contenu, elle affirme que celles-ci ne contiennent pas d’information inédite pour quelqu’un qui a suivi de près la saga de l’Université Laurentienne.

Photo de France Gélinas.

France Gélinas affirme que les lettres ne contiennent pas d'information inédite pour les gens qui ont suivi la saga de l'Université Laurentienne.

Photo : Radio-Canada / Aya Dufour

Nous commençons à savoir assez bien ce qui s'est passé à la Laurentienne, a-t-elle dit.

Si le contenu des lettres n'est pas surprenant, Mme Gélinas affirme que rendre l'information publique est une question de principe et d'importance, et que ce serait un geste de bonne foi de la part de la Laurentienne.

Elle estime que l'Université a dépensé environ 25 millions de dollars en frais juridiques depuis qu'elle est devenue insolvable.

Cela aurait été assez d'argent pour garder tous les programmes ouverts, affirme Mme Gélinas.

Chaque travailleur, chaque enseignant, chaque professeur aurait pu rester en poste pour l'argent dépensé en frais juridiques, ajoute-t-elle.

« Un pas dans la bonne direction »

Eduardo Galiano-Riveros, un ancien professeur de physique de la Laurentienne qui a perdu son emploi lors des coupes d'avril dernier, s'est dit surpris d'apprendre que la Laurentienne avait demandé à desceller les deux lettres.

C'est une volte-face de la part de l'administration de l'Université Laurentienne, affirme-t-il.

M. Galiano-Riveros a dit qu'il n'avait pas vu les lettres, mais qu'il supposait qu'elles pouvaient faire référence à une bouée de sauvetage financière de la part du ministère des Collèges et Universités que la Laurentienne aurait rejeté pour plutôt demander la protection contre ses créanciers en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).

Quel que soit le contenu des lettres, M. Galiano-Rivero affirme que la demande de levée du secret entourant ses lettres est un pas dans la bonne direction.

Avec les informations de CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !