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Des candidats de la région déçus du mode de scrutin

Un électeur dépose son vote dans une boîte.

Des voix s'élèvent au Québec pour réclamer une réforme du mode de scrutin.

Photo : iStock

Radio-Canada

En Mauricie et au Centre-du-Québec, les candidats de la Coalition avenir Québec (CAQ) ont obtenu un peu plus de la moitié des votes des électeurs, mais le parti détient 100 % des sièges sur le territoire. Cette distorsion est dénoncée par des candidats défaits, mais au lendemain du scrutin, des caquistes de la région maintiennent que la réforme du mode de scrutin n’est pas une priorité.

Des candidats auraient aimé que le gouvernement caquiste procède à la réforme du mode de scrutin qu’il avait promise, avant de laisser tomber le projet.

On regrette ardemment qu’il n’y ait pas eu de changement de mode de scrutin. Ça n'aurait pas été la même élection. C’est pas celle-là qu’on devrait avoir si François Legault avait tenu ses promesses, déplore le candidat de Québec solidaire (QS) dans Maskinongé, Simon Piotte.

Québec solidaire a obtenu 15 % des votes à l’échelle provinciale et a remporté 11 circonscriptions, ce qui représente près de 9 % des sièges à l’Assemblée nationale.

Le candidat conservateur dans Laviolette–Saint-Maurice a aussi constaté une distorsion. Pierre-David Tremblay remarque que son parti a obtenu presque autant de votes que les libéraux, qui forment l’opposition officielle, mais contrairement à ce parti, les conservateurs n’auront aucun représentant sur la colline Parlementaire.

Le candidat péquiste dans Laviolette–Saint-Maurice, Pascal Bastarache, croit qu’un changement est inévitable. Si l’élection a servi à quelque chose cette année, c’est de mettre en lumière les problématiques qu’on peut vivre avec notre mode de scrutin présentement, et je crois que le débat sur la réforme du mode de scrutin est relancé. Ça fait juste commencer pour les prochaines années, a-t-il déclaré en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Mardi, le candidat libéral dans Trois-Rivières, Adams Tekougoum, n’était pas aussi tranchant que ses adversaires sur la nécessité d’une réforme du mode de scrutin. Ça dépendra de la volonté des citoyens, des électeurs, des Québécois et des Québécoises, a-t-il déclaré.

Pas de réforme à court terme, dit Sonia LeBel

Des députés caquistes de la Mauricie jugent que l’enjeu du mode de scrutin n’est pas le sujet le plus important pour la majorité des électeurs en ce moment.

Je pense qu’on a été très clair comme parti. Ce n'était pas le moment. Les Québécois avaient d'autres priorités, a déclaré le candidat caquiste dans Maskinongé, Simon Allaire.

« Si ça avait été un enjeu, je pense que les Québécois nous l’auraient dit par leur vote hier et ça n’a pas été le cas. »

— Une citation de  Simon Allaire, candidat élu dans Maskinongé

La candidate caquiste dans Champlain, Sonia LeBel, avait la responsabilité, sous le gouvernement de François Legault, de se pencher sur le dossier de la réforme de scrutin. 

En cours de route, la ministre responsable de l'Administration gouvernementale a déclaré qu’elle allait manquer de temps pour étudier et faire adopter son volumineux projet de loi 39.

Le dossier ne risque pas de revenir. Je pense qu’à court terme, il faut s’attaquer aux défis qui sont très présents pour les Québécois : le coût de la vie, la santé, l’éducation, l’environnement, estime Sonia LeBel.

Elle affirme toutefois avoir reçu un signal fort des électeurs à ce sujet lundi soir.

Jean Boulet, Sonia LeBel et Simon Allaire sourient.

De gauche à droite : Jean Boulet, Sonia LeBel et Simon Allaire ont célébré leur victoire lundi soir, à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Au-delà du résultat final, quand on regarde la distribution des votes, les pourcentages, ils s’attendent à ce qu’il y ait plus de voix représentées, à tout le moins qu’on collabore plus sur les enjeux et qu’on travaille ensemble; et ça, pour moi, ce sera le premier défi, le premier exemple à donner, la première chose à faire.

Sonia LeBel estime que les partis doivent travailler ensemble sur des dossiers, comme cela a été le cas au sujet des crimes sexuels et de l’aide médicale à mourir.

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