•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les forces ukrainiennes gagnent du terrain dans le sud et l’est du pays

Un soldat ukrainien tient des armes russes saisies près de la ville de Bakhmout, dans la région du Donetsk.

Un soldat ukrainien tient des armes russes saisies près de la ville de Bakhmout, dans la région du Donetsk.

Photo : Reuters

L'armée ukrainienne continue sa percée dans le sud et le nord-est du pays, et reprend ainsi du terrain dans les régions récemment annexées par la Russie.

Une carte militaire présentée par le ministère russe de la Défense mardi fait état d'un recul important de l'armée russe dans le nord de la région de Kherson, située au sud de l'Ukraine.

Cette carte, comparée à celle de la veille, montre que les forces russes ont quitté un grand nombre de localités, dont Doudtchany, sur la rive occidentale du fleuve Dnipro.

Une autre carte permet de constater l’ampleur du recul russe dans la région de Kharkiv, au nord-est. Elle montre que les Russes ont quitté la quasi-totalité de la rive orientale de la rivière Oskil, dernière zone de cette région qu'ils contrôlaient toujours après avoir été défaits, là aussi, par une contre-offensive ukrainienne.

Les autorités ukrainiennes se font discrètes sur les opérations en cours. L'état-major s’est contenté de déclarer que l'ennemi est démoralisé.

Ils abandonnent leurs positions et se retirent à une distance sûre, détruisent leurs stocks de munitions, tentent de détruire les ponts, a-t-il ajouté dans un communiqué.

Un vice-ministre ukrainien de l'Intérieur, Evguéni Enine, a pour sa part fait état de 50 localités libérées dans la région de Kherson, sans préciser lesquelles ni à quel moment remonte leur libération.

De plus en plus d'occupants cherchent à fuir, de plus en plus de pertes sont infligées à l'armée ennemie, a clamé le président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors de son allocution nocturne, lundi.

Des soldats ukrainiens sont assis sur un véhicule blindé.

Des soldats ukrainiens sont assis sur un véhicule blindé alors qu'ils conduisent sur une route entre Izium et Lyman en Ukraine, le mardi 4 octobre 2022. Le récit de Lise Villeneuve.

Photo : Associated Press / Francisco Seco

Moscou n'a pas pour autant annoncé de retrait ni commenté ce recul visible sur les cartes. Le gouvernement assure toutefois que des renforts sont à l’horizon. Le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré que 200 000 Russes ont été mobilisés depuis l’annonce d’une mobilisation partielle le 21 septembre dernier pour combattre en Ukraine.

Cette initiative, dictée par Vladimir Poutine, doit permettre de recruter 300 000 réservistes ayant une expérience militaire ou des compétences utiles.

L'armée ukrainienne consolide ses gains dans l'Est

Pendant ce temps, à l’Est, les forces ukrainiennes poursuivent leur avancée dans la région de Louhansk, l’une des quatre régions annexées par Moscou la semaine dernière, au terme d’exercices référendaires condamnés par Kiev et l’Occident.

Des rapports indiquent que les Ukrainiens se dirigent vers les villes de Kreminna et de Svatove, tenues par les Russes. Des blogueurs militaires favorables au Kremlin ont indiqué que des soldats russes avaient reçu l’ordre de battre en retraite.

Samedi, Moscou a essuyé un revers de taille lorsque Kiev a annoncé la reprise de la ville de Lyman, qui servait de base logistique aux opérations militaires russes dans la région de Donetsk. Cette région, à l’instar de celles de Kherson, Louhansk et Zaporijia, a été annexée unilatéralement par Moscou la semaine dernière.

Or, le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a déclaré lundi que Moscou n’avait toujours pas délimité les frontières des territoires nouvellement annexés.

S’il a indiqué que les régions de Louhansk et de Donetsk font maintenant partie de la Russie dans leur intégralité, il a ajouté que des consultations étaient en cours afin de déterminer les frontières exactes des régions de Kherson et de Zaporijia.

Une session du Conseil de la Fédération.

Les membres du Conseil de la Fédération, la Chambre haute du Parlement russe, ont approuvé le projet de loi visant à annexer quatre territoires ukrainiens.

Photo : Reuters

Malgré ces incertitudes, la Chambre haute du Parlement russe a emboîté le pas à la Douma et donné son feu vert à l’annexion de ces quatre régions, mardi, bien qu’aucune d’entre elles ne soit entièrement sous occupation russe. Le projet de loi doit maintenant être signé par le président Vladimir Poutine, une simple formalité.

Devant cette tentative d’annexion de territoires par la Russie, son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, a signé un décret formalisant l'impossibilité de négocier avec Vladimir Poutine, tout en laissant la porte ouverte à des pourparlers avec la Russie.

Le texte officialise ainsi les propos que le président ukrainien a tenus vendredi dernier, lorsqu’il a affirmé être prêt au dialogue avec un gouvernement russe dirigé par un président autre que Vladimir Poutine.

Kiev a juré de reprendre tous les territoires annexés par la Russie, y compris la Crimée, saisie par les troupes russes en 2014.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, BBC, et New York Times

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !