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Les conséquences du derecho se font toujours sentir sur des fermes de l’est ontarien

La ferme Brookson endommagée.

Le derecho a endommagé gravement la ferme Brookson.

Photo : gracieuseté Scott Winfield

Radio-Canada

Quatre mois après l’important derecho du 21 mai, des agriculteurs de l’est ontarien disent toujours ressentir les conséquences de la tempête qui avait également fait sentir sa présence en Outaouais et à Ottawa.

Un agriculteur de troisième génération, David Spence, fait face à un hiver où le quart de sa grange a disparu, endommagé par le derecho qui a frappé la région le 21 mai.

Une partie du toit en tôle de son hangar à machinerie est enroulée en un enchevêtrement, une grange qui serait normalement remplie de foin et de paille est exposée aux éléments et M. Spence a fait le nettoyage lui-même.

Tout le monde est occupé et il n'y a personne d'autre qui semble vouloir travailler... ou être capable de faire le travail, a lancé M. Spence.

David Spence montre les dommages subis par le hangar à machines de sa ferme dans l'est ontarien.

David Spence est frustré par la lenteur du processus de réclamation et la non-disponibilité des travailleurs.

Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer

Comme beaucoup d'autres agriculteurs touchés par la tempête, il a contacté sa compagnie d'assurance et les entrepreneurs pendant des mois, sans succès.

Nous sommes abandonnés ici, a-t-il déploré.

Le propriétaire de la ferme Brookson à Carlsbag Springs, Scott Winfield, est dans la même situation. Il tente de faire avancer les travaux à la suite des vents qui ont frappé la maison voisine.

M. Winfield a fait appel à des entrepreneurs pour qu'ils commencent le travail avant les chutes de neige afin d'essayer de limiter les pertes à son académie d'équitation.

Je n'ai pas le temps de mon côté. Cela joue contre moi. La compagnie d'assurance a tout le temps du monde pour payer ou pour savoir ce qu'elle va faire, explique-t-il.

On a aucune idée si on est couvert par les assurances, à quel niveau on est couvert, ce sera une une surprise. On se met dans le trou constamment pour garder les affaires au niveau qu'elles sont maintenant, rajoute sa femme, Nancy Tremblay.

Une femme sourit à la caméra aux côtés d'un cheval.

Nancy Tremblay est copropriétaire de la ferme Brookson à Carlsbag Springs avec son mari Scott Winfield.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Le couple précise que s'ils ne font pas pression pour trouver des entrepreneurs indépendamment de leur assurance, ils n'auront pas de bâtiment d'ici la fin de l'année. Ils espèrent que l'assurance le couvrira, mais ajoutent qu'ils n'ont pas le choix de prendre ce risque.

M. Winfield et Mme Tremblay sont déçus que le gouvernement de l’Ontario n'ait pas déclaré Ottawa admissible aux programmes d'aide à la reprise après sinistre pour les Ontariens à la suite du derecho.

La ferme Brookson endommagée.

Le derecho a endommagé gravement la ferme Brookson.

Photo : gracieuseté Scott Winfield

Dans un communiqué, le ministère des Affaires municipales et du Logement, Steve Clark, a répondu que ses équipes d'évaluation ont constaté que la plupart des dommages causés aux maisons et aux entreprises étaient assurés ou résultaient de dommages causés par des arbres qui ne sont pas couverts par le programme.

De son côté, M. Winfield a affirmé que la province néglige un facteur clé, qui est la rapidité d'exécution. Quel est le délai d'entrée en vigueur de l'assurance ? Il y a beaucoup trop de gens dans ma situation.

Denis Morris dit qu'il n'a jamais eu de demande d'indemnisation dans sa vie et qu'il a été frustré et déçu de voir sa propriété visitée par des entrepreneurs au moins neuf fois entre mai et fin septembre.

De la toiture arrachée et des débris après le passage d'une tempête.

Les dégâts dans l'est ontarien après la tempête du 21 mai (archives)

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Une partie du toit de son étable est manquante, au-dessus de la zone où sont gardés les jeunes veaux.

C'est lorsque les nuits deviennent plus froides que le problème se pose. Ces veaux sont mouillés dans la journée et il fait froid la nuit, il y a un risque de pneumonie et de toutes ces choses, a expliqué M. Morris.

Son hangar à machines a été détruit. Il était d’ailleurs coincé à l'intérieur de celui-ci pendant la tempête. Il a dit que cela lui a coûté des milliers de dollars de sa poche pour embaucher des opérateurs sur mesure pour faire le travail qu'il aurait autrement fait avec ses propres machines.

M. Morris a indiqué que des matériaux de construction avaient été livrés à l'une de ses propriétés au début du mois d’octobre.

Des retards en partie dus à l’inflation, selon le BAC

Le Bureau d'assurance du Canada (BAC) a déclaré que des facteurs indépendants de la volonté des compagnies d'assurance pouvaient entraîner des retards de service à la suite des dommages causés par la tempête du 21 mai.

Le BAC a souligné les pressions inflationnistes et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement, ainsi que le volume élevé de travail lié à la tempête.

Il recommande de conserver les reçus pour les réparations temporaires destinées à prévenir les dommages futurs.

Avec les informations de Christian Milette et de Matthew Kupfer, de CBC News

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