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Justin Trudeau annonce un fonds de 300 M$ pour les sinistrés de Fiona

Justin Trudeau devant le port d'Halifax.

Justin Trudeau, de passage à Halifax est venu annoncer le lancement du Fonds de rétablissement de l’ouragan Fiona, un fonds de 300 millions $ pour aider les sinistrés.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Radio-Canada

Justin Trudeau annonce un nouveau Fonds de rétablissement de l’ouragan Fiona de 300 millions $ pour aider les sinistrés de la tempête en Atlantique et au Québec.

Le premier ministre du Canada en a fait l'annonce aux côtés de plusieurs ministres fédéraux de l’Atlantique, dont Sean Fraser, Andy Fillmore et Ginette Petitpas Taylor, au port de Dartmouth.

Cette aide additionnelle sera distribuée dans les différentes communautés touchées par l'entremise de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA).

La ministre responsable de l'Agence, Ginette Petitpas Taylor, dit que la priorité est de faire parvenir l'argent aux sinistrées le plus tôt possible.

Nous avons à peu près 35 points de service, ce qui fait que nous connaissons très bien la population du Canada atlantique et nous pouvons très bien coordonner ces services-là, assure la ministre.

L'argent doit servir à payer pour des choses qui ne sont pas nécessairement couvertes par les programmes fédéraux existants, notamment les Accords d’aide financière en cas de catastrophe (AAFCC).

Ce fonds s'ajoute aussi à l’aide que le gouvernement fédéral a déjà annoncée, notamment le déploiement de membres des Forces armées canadiennes et le versement d’une somme égale aux dons faits à la Croix-Rouge canadienne.

Aide insuffisante selon Tim Houston

Justin Trudeau a profité de son passage à Halifax pour rencontrer le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston.

Ce dernier a indiqué lundi dans une entrevue à CBC être reconnaissant pour l’aide d’environ 550 membres des Forces armées canadiennes (FAC) en Nouvelle-Écosse, mais il a précisé que la province en avait réclamé le double.

« Les dommages sont grands, il y a beaucoup de travail à faire. »

— Une citation de  Tim Houston, premier ministre de la Nouvelle-Écosse

À cette demande, le premier ministre Justin Trudeau a répondu que les besoins sont évalués au fur et à mesure.

On a besoin de s'assurer que ces militaires sont en train d'aider de façon concrète et directe et c'est toujours ces conversations-là qui continuent, a dit Justin Trudeau, mardi après-midi.

Tim Houston.

Tim Houston lors d'une mise à jour sur la tempête Fiona le 26 septembre 2022

Photo : Communications Nouvelle-Écosse

Au total, 850 membres des FAC ont été déployés en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Mardi matin, il y avait toujours près de 14 000 foyers sans électricité en Nouvelle-Écosse et près de 13 000 à l’Île-du-Prince-Édouard.

Justin Trudeau a visité la semaine dernière les zones sinistrées sur la côte nord de l'Île-du-Prince-Édouard, au Cap-Breton et dans la région de Port aux Basques, à Terre-Neuve.

Des tempêtes qui coûtent une fortune

Il est encore tôt pour les évaluations définitives des dommages en Atlantique après le passage de la tempête Fiona.

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard a fait allusion lundi à plusieurs centaines de millions de dollars, tandis qu'au Nouveau-Brunswick le ministre de la gouvernance locale a évoqué un coût autour de 40 à 50 millions de dollars.

Les unes après les autres, ces catastrophes naturelles coûtent une véritable fortune.

Depuis 2017, au Nouveau-Brunswick seulement et à l'exception de Fiona, les dépenses estimées sont de plus de 239 millions de dollars pour sept événements météorologiques majeurs.

Les dommages sont importants au quai de Stanley Bridge, à l'Île-du-Prince-Édouard, après le passage de Fiona.

Les dommages sont importants au quai de Stanley Bridge, à l'Île-du-Prince-Édouard, après le passage de Fiona.

Photo : Radio-Canada / Sarah Dery

La portion provinciale du programme d'aide financière en cas de catastrophe est de 57,4 millions de dollars, le reste étant à la charge du gouvernement fédéral, selon le ministère de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick.

La facture pour le gouvernement fédéral est de 181,9 millions de dollars, mais celui-ci n'a versé que le tiers de cette somme depuis 5 ans, soit environ 60 millions.

Le ministère de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick indique que cinq ans peuvent être nécessaires pour achever un programme de réponse aux catastrophes climatiques, car beaucoup d'entre eux impliquent la construction d'infrastructures. Puis, les vérificateurs fédéraux doivent examiner chaque demande.

Au cabinet du ministre de la Protection civile, Bill Blair, on reconnaît qu'il existe des façons d'améliorer ce programme afin de mieux servir les Canadiens et de réduire les risques auxquels ils sont exposés en renforçant leur résilience.

Plus tôt cette année, le ministre Blair a annoncé la création d'un Groupe consultatif composé d'experts du secteur public, du milieu universitaire, des organismes sans but lucratif, des communautés autochtones et du secteur privé, qui a été chargé de formuler des recommandations au gouvernement du Canada sur la façon d'améliorer la durabilité et la viabilité à long terme du financement des catastrophes au Canada et d'améliorer l'administration des AAFCC. Ce rapport est attendu d'ici la fin de l'année, indique le ministère dans une déclaration écrite.

Besoin de logements à Port aux Basques

À Terre-Neuve-et-Labrador, le maire de Port aux Basques affirme que le temps presse pour trouver un logement à tous ceux qui ont été déplacés par la tempête post-tropicale Fiona.

Une maison complètement détruite pas une tempête.

À Channel-Port aux Basques, de nombreuses personnes ne pourront pas regagner leur maison de sitôt.

Photo : La Presse canadienne

Selon Brian Button, une centaine de maisons ont été détruites ou ne sont plus habitables.

Le maire dit qu'il a été occupé cette semaine à aider certaines personnes à trouver un logement temporaire et à chercher des arrangements à plus long terme pour d'autres.

Mais il ajoute que des décisions difficiles devront être prises à l'approche de l'hiver.

Brian Button explique que la municipalité s'efforce également de trouver des espaces de stockage pour les biens qui peuvent être sauvés des maisons endommagées.

Avec des informations de Nicolas Steinbach et de CBC

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